Articles > Premières impressions sur Lord of Arcana

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Développeur : Access Games
Editeur : Square Enix
Support : PSP
Genre : Action-RPG
Langues : voix anglaises, sous-titres français
Dates de sortie :
- Japon : 14 octobre 2010
- Amérique du Nord : 25 janvier 2011
- Europe : 4 février 2011
Boutique : réserver la version française
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Lord of Arcana ne sortira que le 4 février 2011 en Europe, mais sa démo est déjà disponible depuis le 22 décembre sur le Playstation Network, de quoi se faire une idée précise du prochain jeu de Square Enix sur la console portable de Sony. Lord of Arcana est un jeu dérivé de l'univers créé pour Lord of Vermilion, sorti en 2008 sur bornes d'arcade, mais uniquement au Japon. Autant dire que les chances de voir sortir cet opus PSP en Europe étaient infimes... Mais en était-ce bien la peine ? Voici quelques impressions sur les premières heures de jeu.

La chûte d'un royaume
Très inspiré de la saga Monster Hunter, Lord of Arcana semble se doter d'une trame scénaristique plus captivante. Il y a bien longtemps, un homme arrivait sur les terres dévastées du royaume. Grâce à ses efforts, la prospérité put régner de nouveau et rien ne semblait pouvoir ébranler à nouveau cette légendaire tranquillité. Pourtant, les Pierres d'Arcana disparurent subitement, menaçant ainsi à nouveau la paix d'Horodyn. Pendant ce temps, notre héros isolé dans une grotte infestée de monstres vient à bout du terrible Nidhogg. Après ce combat acharné, il prend connaissance des malheurs de ce pauvre royaume et décide de lui venir en aide. Amnésique, il atterrit dans un temple où pour survivre, il devra s'inscrire à la guilde de la ville afin de remplir des contrats, trois au total. Ainsi commence la chasse aux bestioles. Pas de grandes innovations scénaristiques, mais à n'en pas douter la version complète du jeu proposera plusieurs rebondissements venant enrichir l'ambiance résolument adulte du soft.

Non, Lord of Arcana n'est pas à mettre en toutes les mains, comme le précise le PEGI qui déconseille l'UMD aux moins de seize ans. Il est vrai que les dialogues sont parfois crus, et l'action souvent bourrue. On a vu bien pire, notamment avec d'autres éditeurs sur console de salon, mais il est important de mentionner que l'esprit de ce titre se rapproche davantage de Nier que d'un Final Fantasy numéroté.

Lord of Arcana (image 01)Lord of Arcana (image 02)

Joe la Pompe ?
La partie commence par la création de votre personnage via un éditeur assez simpliste (sexe, couleur des cheveux, forme du visage notamment) avec seulement dix choix en moyenne par critère, ce qui au final montre assez peu d’intérêt dans la personnalisation. Après cela, jeu de rôle oblige, il vous faut choisir quelle arme manipulera votre héros parmi l'épée à une main, à deux mains, la massue, la lance et le pistolance. Évidemment, chaque arme dispose de ses avantages et de ses inconvénients, votre choix dépendra surtout de votre façon de jouer. La lance, par exemple, vous procure une force de frappe redoutable mais ralentit vos mouvements, tandis que l'épée à une main est adaptée aux attaques magiques. Ne vous inquiétez pas cependant, vos choix effectués jusqu'à présent ne seront pas définitifs et pourront toujours être changés via le menu de la guilde plus tard dans l'aventure. Pendant les phases d'exploration, les monstres sont visibles, il vous suffit de rentrer en collision avec eux ou de les attaquer pour lancer l'assaut, à la manière des dernières productions de Square Enix. Le premier combat commencé, un tutoriel vous explique comment attaquer (carré pour un coup léger et triangle pour un coup plus dur) avec votre arme et verrouiller un ennemi (L1).

On vous apprendra plus tard les rudiments de la magie (touche rond) pour enfin apprendre à utiliser votre Sort Ultime (rond + triangle) qui sert en fait à invoquer Bahamut et attaquer tous les ennemis à l'écran le temps d'une cinématique. De temps à autre, des QTE extrêmement vitaminées apparaitront à l'écran afin de porter le coup fatal à un adversaire prêt à rendre l'âme ou vous faciliter la tâche pour les combats contre les boss, plutôt costauds. Un système de combat et un dynamisme qui ne sont pas sans rappeler God of War, avec moins de classe et plus de maladresses. Lord of Arcana se présente comme un Action-RPG pêchu et sans temps-mort, mais aussi très violent : chaque attaque est un prétexte à des effusions de sang, les mises à mort des ennemis de base sont bestiales et conduisent bien sûr à l'explosion charnelle de ceux-ci.

Lord of Arcana (image 03)Lord of Arcana (image 04)

Les quêtes elles aussi rappellent évidemment Monster Hunter tant elles se résument à de simples chasses aux monstres. La première mission du jeu a pour objectif l'éradication de trois gobelins, cela ne peut être plus explicite. On vous demandera ensuite de ramasser des pierres rouges, qui évidemment ne s'obtiennent qu'en venant à bout des bestioles cachées dans différentes zones. La dernière quête de la démo jouable commence auprès des cristaux dans le temple et vous demande de vous défaire d'Agni, un golem de lave. Alors que les monstres classiques ne devraient pas vous poser de problème, les boss, eux, nécessiteront de nombreux essais avant d'arriver à les occire tant ils sont à la fois résistants et coriaces.

Le fait que les combats trainent en longueur rend ce début d'aventure un peu répétitif une fois la méthode avec laquelle il faut se défaire du monstre découverte. C'est pourquoi c'est uniquement si vous êtes un adorateur de la série de Capcom que l'achat de ce titre est indispensable. Les autres devront y réfléchir à deux fois. En marge de la trame principale, les forges vous permettent de recommencer les missions déjà achevées afin d'obtenir le nombre suffisant de ressources nécessaires à l'obtention d'un équipement spécial. Petite astuce pour rallonger la durée de vie qui ne fait qu'amplifier la sensation de redondance.

Lord of Arcana (image 05)Lord of Arcana (image 06)

All Star Game
Graphiquement, Lord of Arcana s'en sort avec les honneurs. La 3D est redoutablement allêchante, les décors colorés, et l'animation plutôt fluide. Encore une fois la PSP montre qu'elle reste la console portable la plus puissante du marché, même si les textures ont la fâcheuse tendance à baver sur l'écran. Mais cette réalisation visuelle n'aurait pas pu être aussi réussie sans le travail de titan effectué par les illustrateurs de renom qui ont dessiné chacun des monstres. Yoshitaka Amano que l'on ne présente plus, Todd McFarlane (Marvel Comics) ou encore Kimihiko Fujisaka (Drakengard !), ils sont nombreux à avoir collaboré avec Square Enix pour apporter cette valeur ajoutée au jeu. Les amateurs d'illustrations apprécierons l'apparition de chaque carte Ultimate Spell.

Les musiques, elles, ont été composées par Nobuo Uematsu et Hitoshi Sakimoto déjà connu pour son travail sur quelques titres de la compilation Ivalice. Ils avaient évidemment déjà officié dans Lord of Vermilion ensemble. Le résultat est très convainquant, chaque mélodie accentuant l'ambiance épique des combats. De la ballade du village principal à l'explosion harmonique accompagnant les boss, il y en a pour tous les goûts et les deux artistes se complètent à la perfection !

Lord of Arcana (image 07)Lord of Arcana (image 08)

Conclusion
Avec ce premier volet à emporter, la France découvre sur PSP une série qui existe au Japon depuis maintenant trois ans. Malgré un univers inconnu, mais pas inintéressant, les fans de la saga Monster Hunter devraient y trouver leur compte, tout comme les joueurs attendant des combats exigeants, de l'action sanglante à la japonaise. Malgré quelques défauts qui ne font pas de Lord of Arcana le plus impressionnant des jeux PSP, il est difficile de ne pas apprécier les qualités graphiques du titre. Vous aimez la poésie et la dimension fantastique des sagas Final Fantasy et Dragon Quest ? Pas sûr que vous soyez conquis. En revanche, si la douceur et la dentelle vous hérissent les poils, Lord of Arcana pourrait bien être pour vous.

Emilie - 13 janvier 2011
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