Articles > Test complet de Crystal Defenders
Initialement développé pour le marché mobile japonais, Crystal Guardians a profité de sa sortie internationale pour revêtir le nom de Crystal Defenders. Pour l'occasion, Square Enix s'est affairé à décliner son titre sur l'ensemble des plate-formes vidéoludiques : le jeu est ainsi disponible dans des versions presque identiques sur l'AppStore d'Apple pour une compatibilité iPhone et iPad, mais également sur le PlayStation Network pour la PlayStation 3 et la PSP, le Xbox Live Arcade et le WiiWare. Ce petit jeu méritait-il autant d'attention de la part de Square Enix ?
![]() ![]() Un Tower Defense au bon goût de Fantasy
Inutile de chercher l'ombre d'un scénario dans Crystal Defenders, cette itération dans le monde d'Ivalice délaisse le jeu de rôle pour se concentrer sur la simulation défensive, plus connue sous le nom anglais de Tower Defense. Des monstres se déplacent par vagues le long de chemins prédéterminés, vous obligeant à disposer des unités sur le rebord des routes pour protéger votre vingtaine de cristaux. Pour mener à bien votre mission, votre armée offre un choix de classes bien connues aux aficionados de la saga : soldat, archer, mage noir, voleur et bien d'autres seront autant de combattants nécessaires à vos parties. Les ennemis n'attaquent pas vos troupes, mais bénéficient de protections (ou de faiblesses) particulières : unités adverses aériennes inaccessibles aux troupes de corps à corps, monstres immunisés contres les magies ou résistants aux attaques physiques rendent indispensable la variété des combattants sur le terrain.
Chaque ennemi battu vous octroie un peu d'argent, permettant non seulement de déployer une nouvelle unité, mais également de monter le niveau de vos troupes. Cette seconde opération décuple aussi bien la puissance de frappe d'un combattant que sa portée. Le joueur devra trouver le juste équilibre entre qualité et quantité d'unités sur le long terme, d'autant plus que chaque tableau se termine par l'affrontement d'un trio de boss. Petite subtilité, les joueurs pourront faire appel à des invocations en sacrifiant quelques cristaux. Un mal pour un bien, qui ne manquera pas d'agiter la conscience des joueurs dans les situations critiques. Crystal Defenders propose des mécanismes de jeu très classiques pour le genre, mais néanmoins efficaces. L'ensemble est d'autant plus agréable que la jouabilité est simple et intuitive sur les consoles, et encore plus au tactile sur les appareils d'Apple. ![]() ![]() De la difficulté à en revendre
Souvenir de sa distribution épisodique au Japon, Crystal Defenders se découpe en trois parties distinctes influant tant les unités disponibles que la complexité des tracés. W1 constitue la mise en bouche du titre. Passage obligatoire pour appréhender les bases du jeu, les parcours relativement simples vous offrent une certaine marge d'erreur. Les choses se compliquent avec W2 et l'introduction des cristaux sur le terrain. Véritable pierre angulaire de vos stratégies, ces artefacts permettent d'accroitre, selon le type choisi, l’attaque, la portée ou la vitesse des unités placées à proximité. Dernière étape, W3 nécessitera la mise en pratique avisée des enseignements des deux parties précédentes pour vous en sortir tant la difficulté est accrue et les tracés tortueux.
À ce titre, le challenge offert par le jeu ne le prédispose pas à tous les joueurs. Bien naïf sera celui qui croit pouvoir boucler une partie en plaçant ses unités sans réflexion : le hasard n'a pas dans sa place dans Crystal Defenders. L'étude des douze tracés et des ennemis devient rapidement un réflexe indispensable à la survie de vos cristaux, à tel point qu'un mauvais départ vous condamne inexorablement à une fin de partie prématurée. Les vagues d'ennemis sont scriptées et ne changent pas d'une partie à l'autre. Si cette donnée enlève tout effet de surprise, elle accentue en revanche la progression par l'échec du joueur qui devra, partie après partie, explorer des stratégies consistant à gérer les ennemis du présent et à venir. Conscients de cette difficulté, les développeurs ont ajouté des guides d'aide à débloquer sur les versions PlayStation Network et XBox Live Arcade. ![]() ![]() Retour en Ivalice
L'œil averti remarquera immédiatement la charte graphique ouvertement inspirée de Final Fantasy Tactics A2 sur Nintendo DS. Quelque soit le support, Crystal Defenders ne s'encombre pas d'une réalisation graphique époustouflante : les sprites et les décors sont peu détaillés, les animations sont minimalistes, mais l'ensemble reste suffisamment coloré pour attirer l'oeil. Le résultat paraît d'ailleurs bien plus convaincant sur les petits écrans d'un iPhone ou d'une PSP. On se dit que quelques artifices visuels supplémentaires n'auraient pas été de trop dans les versions en haute définition. Le jeu poursuit sa proximité avec Final Fantasy Tactics A2 avec des musiques directement reprises de la bande son du jeu DS pour le plaisir de nos oreilles. On pourra finalement reprocher au jeu l'absence de contenu à débloquer : exception faîte des replays, les trois modes de jeu et les cartes associées sont dès le départ disponibles. Les trophées, succès et tableaux des scores en ligne sauront cela-dit motiver les plus téméraires sur PlayStation 3 et Xbox 360.
Un dernier mot relatif à la version WiiWare du jeu. Si toutes les éditions du jeu proposent globalement le même contenu, Square Enix a préféré développer pour la machine de Nintendo un titre spécifique, découpé en deux jeux autonomes, R1 et R2. Bien qu'inchangé dans son principe, le jeu diffère par des niveaux plus nombreux. On regrette cependant que R1 apparaisse comme un simple tutorial déguisé, sans véritable challenge. Non content d'obliger le profane à sortir la carte bancaire deux fois, cette édition n'exploite pas le pointeur de la Wiimote et ne propose le classement en ligne que sur un nombre restreint de cartes. ![]() ![]()
Brice (lecteur) - 29 novembre 2010
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