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Articles > Preview de Dirge of Cerberus -Final Fantasy VII-
Dirge of Cerberus -Final Fantasy VII-, un nom qui résonne encore comme une attente interminable. Combien ont ressenti cet étrange phénomène qui consiste à vouloir se trancher les veines lorsque l'on apprend qu'un jeu qui s'annonce prometteur ne sortira que dans l'année suivante, provoquant une attente palpable (oui, palpable…) [note de Kyoshiro : Si tu en viens à ces envies, c'est que t'as un problème, Domokos ^^...]. Mais voilà, c'est fait, ce dernier épisode (chronologiquement cependant) de la saga Final Fantasy VII vient de sortir au Japon, et c'est tout naturellement que Final Fantasy Ring vous en fait la critique. ![]() Les phases de dialogue (artworks de Takehito Harada)... Quand on parlait de suicide pour une longue attente (ce n'est décidemment pas un article très joyeux) [note de Kyoshiro : et décidément, tu as un vrai problème...], on avait omis le fait que certains se suicideront après y avoir goûté. Pourquoi ? Tout simplement parce que le dernier bébé de Square Enix ne va pas répondre aux attentes de tout le monde, surtout du public très difficile, aux critiques gratuites (« c'est trop commercial ! ») très présentes en ces derniers temps. Si vous n'avez pas encore regardé la note au bas de l'article (ce qui m'étonnerait fortement), vous devez commencer à vous poser quelques questions. Mais pas d'inquiétudes, je vais essayer d'y répondre. Comme pour chaque jeu, je m'apprête à insérer le DVD magique dans la majestueuse console de Sony (allez, encore du pompeux !). ![]() Des graphismes très soignés Et pour un début, c'en est un bon ! La cinématique d'introduction est atrocement sublime (comme toutes les autres cinématiques du jeu d'ailleurs) ! Impossible de ne pas tomber par terre devant tant de beauté. La mise en scène est saisissante et on irait presque jusqu'à dire que c'est encore plus beau qu'Advent Children. L'effet « caméra embarquée » est d'ailleurs mon petit coup de cœur. En fait, il faut la voir pour y croire, les dix minutes de la vidéo passent à la vitesse de la lumière. Tellement rapidement qu'on se retrouve d'un coup confronté à trois ennemis, et là, c'est le drame ! On sort de ce rêve et la première question qui nous vient à l'esprit en l'espace d'une demie seconde est : « Euh, comment on joue là ? ». On tâte alors un peu de tous les boutons, on se sert du joystick droit pour viser (ultra sensible pour une première approche) et on termine enfin par exterminer ces deux bouses, qui ont eu le temps de nous enlever une bonne partie de notre vie ! Le choc est énorme, c'est bien l'une des premières fois que l'on se retrouve en face d'un jeu Square Enix sans savoir y jouer ! Dirge of Cerberus ne ressemble finalement à aucun autre jeu de la firme, c'est un nouveau produit, qu'il va falloir méchamment apprivoiser. ![]() Le mode multijoueur via PlayOnline. On rentre donc dans l'aventure d'un pas peu assuré, et un peu comme nos parents devant une manette de jeu (pour beaucoup d'entre nous), on essaye de comprendre le pourquoi du comment ! C'est alors qu'on réussi à détruire nos ennemis et qu'on se rend compte que le tout n'est vraiment pas intuitif. Surtout que si l'on n'a pas fait le tutorial pour commencer, aucune bulle de dialogue ne vient nous aider pour au moins nous apprendre à tirer. On suit ensuite le chemin (assez linéaire) pour conclure que Vincent n'a pas vraiment la grâce d'un félin. Ses sauts sont inutiles (où sont ceux de Advent Children), les esquives/roulades vous font vous accroupir automatiquement, ce qui n'est pas vraiment aisé dans un combat intense, ses transformations sont sympathiques, mais pas assez exploitées. Au final, on se rend compte que le mode Easy du jeu est bien plus agréable à jouer puisqu'il existe un système de Lock automatique, permettant ainsi aux plus frustrés d'entre-vous de ne pas avoir à utiliser le joystick droit pour viser (il suffit d'appuyer sur R1 à tout va). ![]() Le rythme reste toujours très soutenu. Mais alors ? N'y a-t-il rien de bien dans ce Dirge of Cerberus ? Bien sur que non ! Passé ces premières minutes catastrophiques, on finit par se prendre au jeu. Sans être fabuleuse, l'histoire se révèle assez prenante, avec notamment les nombreux flash-back sur l'histoire de Vincent et Lucrecia. De plus les musiques sublimes de Masashi Hamauzu nous mettent assez facilement dans l'ambiance. Les différents lieux que l'on visite rappellent souvent de bons souvenirs même si l'on regrette de retrouver une ambiance un peu trop éloignée de notre bon vieux Final Fantasy VII. Ca pète de partout, ça tue à tout va, c'est beaucoup trop moderne, mais on finit par fermer les yeux sur ces détails pour se retrouver avec un soft d'action honnête. Dirge of Cerberus -Final Fantasy VII-, c'est une douche froide qui finit quand même par rejoindre la bonne température (quelle image), surtout dans sa dernière partie, rondement bien menée (je n'en dirai pas plus). On regrettera tout de même que la durée de vie soit assez restreinte (n'oublions pas que nous n'avons pas testé le mode online), comptez environ une quinzaine d'heures de jeu sans vous presser la première fois (oui, ça calme). ![]() Tetsuya Nomura a encore frappé !
Domokos - 2 mars 2006
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