Articles > Dragon Quest VIII : le Test
 |
Dragon Quest VIII : Journey of the Cursed King
Développeur : Level-5
Editeur : Square Enix
Support : Playstation 2
Genre : RPG
Date de sortie :
- Japon : 27 novembre 2004
- Amérique du Nord : 15 novembre 2005
- Europe : 2006
Acheter Dragon Quest VIII : NTSC J | NTSC U/C
|
C'est en 2000 que Enix a fait savoir que le scénario de Dragon Quest VIII était en cours d'écriture. Sa sortie était alors prévue en 2002 ! Mais ce n'est qu'en novembre 2004 que la première image du jeu a été diffusée sur Internet, présentant le héros de l'aventure. Cette première image, bien que minuscule et de qualité moyenne, nous donnait plusieurs informations : d'abord, le jeu marquera une étape dans la série, une petite révolution même, il sera intégralement en 3D. Ensuite, le jeu sera en cell-shading, technique à la mode à l'époque, devenue aujourd'hui la marque de fabrique du studio Level 5, véritables experts en la matière, déjà maîtres d'œuvre du moyen Dark Cloud et de sa suite, plus sympathique, Dark Chronicle.
Finalement, le jeu ne sortira que 2 ans plus tard au Japon et il aura fallu attendre presque un an supplémentaire pour le voir arriver dans la langue de Shakespeare, aux USA.
La sortie du jeu a soulevé les foules au Japon. Il faut dire que cette série y est un vrai phénomène ! Fondateur du style RPG « à la japonaise », tel qu'on le connaît aujourd'hui, la série a toujours battu des records de vente, surpassant même ceux de la série Final Fantasy pourtant plus connu par chez nous.
Bizarrement, Enix a souhaité déléguer la conception du huitième opus de sa série phare à un jeune studio, qui n'avait jusque là pas encore fait ses preuves. C'était prendre un très gros risque, et à l'heure du bilan, on peut le dire, cette décision est loin d'avoir été une erreur !

Cliquez pour agrandir les images...
Un scénario en béton...
Le jeu commence dans une petite clairière. Vous apercevez le héros, que vous devrez renommer (dans le test je l'appellerai Eight, nom que lui a donné officieusement Square-Enix), vêtu d'une veste jaune et coiffé d'un bandana rouge. Autour de lui, son ami Yangus, un homme au langage pas très éloquent, à l'accent très prononcé, qui semble avoir une dette envers Eight ; une petite chose verte qui remue et qui parle, dont on apprendra quelques minutes plus tard qu'il s'agit du roi Trode, lui-même assis sur une charrette, tirée par une jument, la princesse Medea…
A peine vous prenez le contrôle du héros, vous vous faites attaquer par des monstres ! Aidé de Yangus, vous n'en ferez qu'une bouchée et pourrez quitter cette clairière pour rejoindre la petite ville de Farebury. Là-bas vous êtes chargé de retrouver Rylus, une connaissance du roi Trode qui vous permettra, normalement, de retrouver Dhoulmagus, votre ennemi, responsable de la malédiction qui plane sur le roi et sa fille. Vous n'en saurez pas plus pour le moment. A force de recherches dans cette ville, vous finirez par arriver dans une taverne où vous pourrez parler avec le grand voyant Kalderasha (alcoolique notoire depuis quelques temps…) qui vous apprendra que Rylus, l'homme que vous cherchez est mort. Soudain, vous entendez des cris dehors, des gens paniqués appellent à l'aide, criant qu'il y a un monstre en ville. Près à en découdre, vous sortez de la taverne pour vous apercevoir que le monstre en question est le roi ! Dépité de la réaction des citadins, vous sortez de la ville et expliquez à Trode que son ami Rylus est mort. Résigné à partir, le roi s'apprête à retourner à quitter les lieux lorsqu'une jeune fille arrive. Il s'agit de la fille de Kalderasha, elle vous explique que son père était un grand voyant, mais que, maintenant qu'il a perdu sa boule de cristal, il s'évertue à lire l'avenir dans une boule de verre et ne peut plus rien deviner. Très attristé, il s'est réfugié dans l'alcool… Elle vous demande alors d'aider son père en retrouvant sa boule de cristal. Trode, retrouvant en cette jeune fille la douceur et la générosité de Medea, sa propre fille, accepte de venir en aide à la fille du voyant. Le lendemain, vous partez donc à la recherche de cette boule de cristal.
C'est cette quête qui marque réellement le début de votre aventure puisqu'une fois la boule de cristal retrouvée, Kalderasha aura une vision vous indiquant où peut se trouver Dhoulmagus. Ainsi, en suivant les indices que vous trouverez un peu partout, vous suivrez à la trace votre ennemi.
La prochaine étape est la ville d'Alexandria. Ici, vous rencontrerez votre prochaine équipière : Jessica. Jolie et autoritaire, elle est la dernière héritière de la famille Albert depuis la mort de son frère, provoquée apparemment par Dhoulmagus. Sa soif de vengeance la conduira donc à vous rejoindre dans votre périple. Elle est spécialiste de la magie d'attaque et vous sera grandement utile !
Ce n'est que quelques kilomètres plus loin que votre équipe sera finalement au complet. Ainsi, vous rencontrerez, dans une abbaye, Angelo, un templier qui désire venger la mort de l'évêque Abbot dont il devait, ainsi que les autres templiers, assurer la protection alors que ce dernier l'avait accueilli à l'abbaye lorsqu'il était enfant, à la mort de ses parents. Angelo se bat aussi bien à l'épée qu'à l'arc et s'avérera être un excellent soigneur.
Une fois votre équipe formée, vous pourrez espérer pouvoir affronter Dhoulmagus et c'est dans le but de l'exterminer, afin d'assouvir les vengeances de Jessica et Angelo, et d'annuler l'effet de la malédiction pesant sur Trode et Medea, que vous le pourchasserez.
Je n'en dévoilerai pas plus sous peine de vous gâcher le plaisir de découvrir le jeu, mais je peux toutefois déflorer le fait que le jeu regorge de surprises et de rebondissement !

Cliquez pour agrandir les images...
Un renouveau dans la série : des combats magnifiés !
S'il y'a bien une marque de fabrique estampillée Dragon Quest, c'est bien les combats !
En effet, ce système ne fait pas l'unanimité. Assez austère d'habitude, les fans (les puristes dirons nous…) l'adulaient mais il laissait de marbre les néophytes, voire même les rebutait.
Heureusement, et c'est là je pense que le choix de Level 5 comme développeur a fait la différence, le modernisme est passé par là et les développeurs, justement, ont su brillement actualiser ce système.
Une fois en combat, les monstres nous font face et nous ne voyons pas nos personnages. Le menu de combat apparaît alors : en haut de l'écran, la liste de nos personnages avec les informations qui nous sont nécessaires (HP, MP et leurs niveaux) ; en bas, on a d'abord le choix entre l'attaque, la fuite ou bien l'intimidation qui peut avoir comme effet de faire fuir les monstres, lorsque notre niveau est plus élevé que le leur, ou bien de les faire attaquer instantanément si nous sommes moins fort.
Si l'on décide d'attaquer, d'autre choix nous sont offerts : attaque normal (frappe avec son arme…), habilités (chaque personnage possède ses propres habilités. 4 chacun concernant les armes qu'ils peuvent porter [pour Eight : épée, lance, boomerang et mains nues ; Yangus : hache, faux, masse et mains nues ; Angelo : épée, arc, canne de magicien et mains nues ; Jessica : fouet, baguette de magicien, dague et mains nues] et 1 autre par personne qui est une habilité spéciale et propre à chacun [Eight : Courage ; Yangus : Humanité ; Angelo : Charisme ; Jessica : Sexyness]) – habilités que l'on fait progresser comme on le souhaite en leur attribuant des points à chaque gain de niveau -, Magies, Objets, Défense et enfin Psyche Up. Cette dernière option est très intéressante puisqu'elle permet aux personnages de concentrer leur pouvoir pendant un tour afin d'augmenter leur puissance (magique ou physique). On peut bien entendu le faire plusieurs tours d'affilée, pour augmenter la puissance comme suit : 5, 20, 50 puis enfin 100. Arrivé à 100, le personnage est tellement puissant qu'il déchaîne une tornade autour de lui, à la manière d'une transformation en super guerrier dans Dragon Ball Z, le héros poussant même le vice jusqu'à enlever son bandeau et faire dresser ses cheveux sur la tête.
Vous me direz que jusque là, mis à part certaines options, le système de combat n'a pas changé d'un iota, et vous n'aurez pas tord. Cependant, une fois les ordres donnés, la caméra s'éloigne et change d'angle de vue et c'est là que le changement intervient, les combats deviennent bien plus dynamique puisqu'à chaque action, les ennemis ou les personnages se déplacent sur le terrain afin d'asséner leurs coups. Profitant du sublime moteur 3D du jeu, les développeurs ont donc réussi à dépoussiérer le système, tout en gardant ce qui pouvait faire son charme.
A n'en pas douter, ce choix saura convaincre les fans et convertir les néophytes !
Par ailleurs, une autre caractéristique des combats à la Dragon Quest est que les monstres arrivent en combat soit seuls, soit en groupe. Bien qu'anodin, ce phénomène nous demande un peu de réflexion car certaines armes du jeu ne touchent qu'un seul ennemi, d'autres un groupe d'ennemi, alors que quelques rares frappent tout les ennemis présent à l'écran. Et il en va de même pour les sorts. Ainsi, chaque action ne doit pas être prise à la légère, d'autant que comme dans tout DraQue qui se respecte, la difficulté est assez corsée à moins de se développer assez souvant dans des zones qui rapportent beaucoup d'Exp, ou contre des Metal Slime, des monstres qui n'ont que quelques points de vie, mais qui sont complètement insensible à toute forme de magie, et qui ne prennent qu'1 voire 2 points de dégâts par coups, sans compter le fait qu'ils fuient très souvent ! Cependant, vos efforts ne seront pas vains de les affronter puisqu'ils rapportent souvent beaucoup plus que des monstres « normaux ».

Cliquez pour agrandir les images...
Une durée de vie phénoménale !
Enfin, un RPG qui dure longtemps sans pour autant perdre le joueur dans des rebondissements sans fin, qui ne tiennent pas debout et qui finissent par lasser. Je vous l'ai dit, j'en suis à près de 50 heures, je vient de passer la moitié du jeu, une grande phase du scénario vient de se terminer et je n'en voit vraiment pas encore le bout ! Ma nouvelle quête principale vient à peine de commencer, je suis toujours aussi impatient d'avancer et pourtant mais il y'a tellement de choses à faire !
Je me fais un plaisir, dès que j'en trouve une, dans une ville, ou ailleurs, de faire les quêtes annexes. Certes, elles ne font pas avancer le scénario à proprement parler, cependant elles révèlent des petites anecdotes sur les personnages du jeu, ou bien permettent de se développer en vu d'un boss pas très loin… Par exemple, je viens de finir une quête qui permet d'ouvrir un casino. Véritable mine d'or, il s'agit en fait d'un gouffre de temps ! En effet, le casino propose de gagner des Tokens que l'on peut par la suite échanger contre des armes ou armures très puissante et introuvables ailleurs ! Ainsi, gagner au jeu devient une priorité et une passion aussi, je me surprend a passer plusieurs heures rien que sur la roulette afin d'engranger le maximum de Tokens possible, alors que d'un autre côté, l'envie de progresser dans le scénario me ronge.
C'est un véritable problème, d'avoir tant à faire et de ne savoir où aller, car le choix est trop vaste ;)
Un autre exemple, dans le jeu existe une arène où l'on peut faire des combats de monstres. Le principe est simple, sur la carte, en voyageant, on croise parfois des monstres errants, en les terrassant, on a la possibilité de les capturer et de les incorporer à une équipe de 3 monstres au total. Une fois notre première équipe au complet, on peut faire des matchs, de plus en plus durs, qui nous permettent d'avancer dans des rangs (on part du rang F je crois, et le but est d'arriver au rang A) et de gagner là aussi des objets importants, pas pour la progression dans le jeu, mais celle de nos personnages ! Ainsi, non seulement les entraînements pour faire progresser nos monstres deviennent vite indispensables, mais la chasse aux monstres sur la carte devient vite une drogue aussi, toujours à la recherche du monstre le plus puissant.
Enfin, la carte en elle-même est immense. Heureusement, un peu avant la moitié du jeu, on obtient un bateau, qui nous permet de rejoindre les autres continents et un peu plus loin, en faisant une quête annexe, on peut obtenir un Sabercat (tigre aux dents longues) qui nous servira de monture pour aller plus vite, mais qui n'épargne pas les affrontements aléatoires, inhérents aux ballades à la campagne dans ce jeu. Et même, plus loin dans le jeu, on obtient un moyen de locomotion dans les airs, qui lui nous permet d'éviter les combats aléatoires !
Bien sûr, le héros possède, à la manière des précédents DraQue, à conditions de mettre des points d'habilité dans Courage, du sort Zoom, mieux connu sous le nom de Lula, qui permet de se téléporter instantanément devant des lieux déjà visités.
Enfin, pour finir le jeu sachez qu'il faut compter environ 90 heures, et encore sans trop prendre son temps, et qu'à ce bout là vous n'aurez encore pas vu la totalité du jeu, puisque après avoir abattu le dernier grand méchant, vous devrez reprendre votre sauvegarde, pour explorer certains donjons, tout juste débloqués par cette bataille « finale », trouver de nouvelles armes, un nouvel équipement pour le héros (qui change sont habillement sur le terrain !) et pleins d'autres choses !

Cliquez pour agrandir les images...
Un humour omniprésent...
On ne peut pas dire que le scénario soit intrinsèquement drôle… non, on ne peut pas dire ça… Un roi et sa princesse de fille maudits, des meurtres en série et je ne trouve pas d'autre rimes en « i ». Non, ce scénario ne prête décidément pas à rire ! Cependant, les développeurs ont tenu à insérer une pointe d'humour tout au long de l'aventure.
Cet humour se caractérise surtout par les traits de caractère des différents protagonistes. Ainsi le roi est un rien vantard, Yangus très désinvolte, toujours à se chamailler avec Trode, Angelo joue le beau gosse, charmeur-looser et Jessica, la jeune fille de caractère qui ne se laisse pas faire, allant même jusqu'à mettre une claque à Angelo lorsqu'il essaye d'être un peu trop proche (si vous voyez ce que je veux dire… ;)). Même certains personnages secondaires, je pense notamment au prince Charmles qui est un brin trouillard et se tire la couverture de nos exploits sur lui, ou qui se fait représenter sur les toiles affichées aux murs de son château comme un beau et élégant jeune homme, mais qui finalement n'est qu'un gamin un peu grassouillet et mal fagoté.
Bref, les développeurs ont sans doute cherché justement à mettre ce contraste entre événements tragiques et clin d'oeils humoristique afin de détendre l'atmosphère et permettre à chaque joueur d'y trouver son compte.

Cliquez pour agrandir les images...
Le point qui fâche...
A vrai dire, le jeu est quasiment irréprochable : beau, riche de quêtes annexes et d'un scénario fouillé qui se révèle au fur et à mesure de notre progression et plein d'humour, il a tout pour plaire à tout les fans de RPG.
Cependant, on ne peut pas en dire autant de son adaptation pour les USA. En effet, le jeu dans sa version japonaise était très fluide, les seuls chargements arrivaient lorsque l'on entrait en ville ou dans des bâtiments.
Malheureusement, pour permettre une plus grande accessibilité (et on ne peut pas les blâmer pour ça), les développeurs ont souhaité améliorer l'ergonomie du jeu. Pour se faire, ils ont intégrés un menu graphique avec des icônes clairs et parlants, par opposition à la sobriété textuelle des menus de la version japonaise qui apparaissaient directement à l'écran sans temps de chargement et qui n'empêchaient pas de déplacer le héros. Car en effet, maintenant, entrer dans le menu induit un temps de chargement, malheureusement pas très optimisé, et donc assez long. Et je vous garantie que j'y réfléchie à deux fois avant de lancer le menu.
Ce défaut, pas très grave quand même, et la seule vraie petite ombre que je vois à ce jeu, ainsi que le fond des boites de dialogues qui n'aurait pas perdu à rester gris transparent, comme dans la version japonaise...
Pour conclure...
Voilà, le bilan est tiré. Enix a su prendre un risque, sans doute calculé, en cédant le développement du dernier né de sa série phare à Level 5, orfèvres du cell-shading et futur grand acteur du marché RPG japonais et cela s'est avéré payant.
(J'ai même oublié de parler de Toriyama dans tout ça qui est quand même une grande valeur ajoutée à ce jeu.) Il fait une nouvelle fois la preuve de son talent en prêtant son crayon à la série Dragon Quest, offrant des personnages hauts en couleurs et charismatiques ainsi que des monstres sublimes de couleurs et de diversités (une nouvelle fois la preuve de son talent dans le « monster design »).
Ce jeu offre une aventure merveilleuse, dont on ne ressort pas facilement, du moins avant de l'avoir fini. Regorgeant de bonnes idées, d'humour et de choses à faire, le joueur est parfois déconcerté par l'éventail des possibilités qui lui sont offertes. Pour une fois dans un RPG, le ramage se rapporte au plumage et l'on ne peut que féliciter Square-Enix de nous offrir des instants de jeu pareils.
Toutefois, à qui en a la capacité, je ne saurais trop conseiller de se jeter plutôt sur la version japonaise, ne serait-ce que pour le confort de jeu, afin d'éviter ces temps de chargements qui me tuent à petit feu… Ou alors de conseiller à Square-Enix d'offrir dans la boite du jeu une corde pour se pendre…
Mais si ce simple détail ne vous effraie pas (cela reste quand même très jouable !) alors il n'y a aucune hésitation à avoir. Si vous ne deviez choisir qu'un seul jeu sur PS2 et mourir, ce serait celui-là !
L'avis de Domokos :
Ah ! Dragon Quest, une série qui en fait frémir plus d'un. Encore aujourd'hui, le combat qui oppose les deux poids lourds de la scène, à savoir la série des Final Fantasy et des Dragon Quest est quasi sans pitié. Mais que vaut réellement ce huitième épisode, concocté par les équipes de Level-5 ? Je ne vais pas m'attarder très longtemps, puisque Mokusei a pondu un excellent article et que le môssieur a déjà tout dit. Mais il faut savoir que DQVIII est effectivement un grand jeu. Cependant, pour donner clairement mon avis, je pense que cet opus n'arrive toujours pas à la cheville d'un Final Fantasy. Certes le monde de Draque VIII est enchanteur, les graphismes sont merveilleux, la musique splendide, l'humour omniprésent, le tout complètement attachant. Mais c'est bel et bien l'absence d'un réel enjeu scénaristique qui fait que cette saga restera toujours légèrement ancrée dans le passé. Là où Final Fantasy cherchera toujours à émouvoir son joueur, Dragon Quest ne l'invitera que dans un monde, certes sympathique et haut en couleur, mais sans réel enjeu (répétition) dramatique. C'est un peu le même schéma que Star Ocean 3, tout le monde en parle, la note est souvent maximale, mais pourtant je n'avais pas aimé. Là pour Dragon Quest VIII, j'adore, mais une fois encore peut-être qu'on en fait trop, c'est évidemment un soft de qualité, mais quand je vois certains l'encenser au point de le prétendre meilleur jeu jamais créé, mon regard se détourne bien rapidement sur la démo de Final Fantasy XII par exemple...