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Articles > Premières impressions sur Deux Ex: Human Revolution
Nous l'avons répété de nombreuses fois : Deus Ex: Human Revolution sera le jeu de l'année 2011 sur PC et consoles cette année chez Square Enix. Après avoir monopolisé le stand de l'éditeur à la Paris Games Week, le blockbuster d'Eidos Montréal est actuellement présenté à la presse spécialisée dans une version bêta d'environ deux heures montrant le début de l'aventure. Nous n'avons évidemment pas manqué ce rendez-vous, et vous proposons nos premières impressions, manette en mains. ![]() ![]() Implante-moi si tu peux
Deus Ex: Human Revolution propulse le joueur en 2027 alors que la société Sarif Industries, spécialisée dans la fabrication prothèses bio-mécaniques, s'apprête à lancer une technologie révolutionnaire dans le domaine de la bio-génétique. Si la multinationale affirme venir en aide aux handicaps humains grâce à ces implants, cette politique semble cacher une importante conspiration. On découvre rapidement le héros, Adam Jensen, ex-membre du SWAT récemment nommé chef de la sécurité de Sarif. Il est accompagné de Megan Reed avec qui il semble partager plus qu'une simple conversation sur l'activité de la société. Malgré son anxiété, la jolie demoiselle, qui s'apprête à présenter le projet à Washington, assure une rapide visite des locaux. L'occasion de se laisser guider et d'apprécier l'incroyable ambiance qui règne dans les bureaux. On croise de nombreux employés, des scientifiques, des machines intriguantes, et tout ce petit monde s'anime de la plus belle des façons.
Très vite, Adam est accueilli par David Sarif pour les dernières recommandations avant le départ pour Washington. Un briefing interrompu par l'intrusion de soldats mal intentionnés dans les locaux. Rapidement, on est invité à emprunté l'ascenseur en composant un premier code, 0451, référence à la température en degrés Fahrenheit à laquelle le papier brûle. Pas le temps d'admirer le décor, il s'agit de progresser tout en admirant les scènes scriptées, notamment cet impressionnant jet de scientifique contre une vitre fragile. Un didacticiel explique progressivement quelles sont les possibilités offertes à Adam, puis l'action suit son court. Mais quelques pièces plus loin, notre héros encore 100 % bio se fait étaler par un terroriste augmenté de la tête aux pieds. ![]() ![]() Yin Yang
Ce Deus Ex, à l'image du premier épisode, n'est pas un FPS comme les autres. À vrai dire, il n'a de FPS que la caméra à la première personne. En effet, et nous l'avons constaté nous-mêmes, avancer tête baissée dans les bureaux n'est qu'une perte de temps si vous n'analysez pas la situation au préalable. En réalité, le choix est toujours offert au joueur, dès le retour d'Adam Jensen dans les locaux de Sarif quelques mois après l'incident. Maintenant mi-homme, mi-robot, c'est à lui, donc à vous, de choisir son arme principale. Létale ou non, cette décision vous appartient et dictera une partie de vos agissements pour la suite des évènements. L'approche la plus intéressante reste l'infiltration. Les développeurs ont d'ailleurs conçu un système de couverture et de mouvements discrets très agréables à prendre en main. Se faufiler entre les bureaux est excitant, bien plus que de sortir son arme à chaque coin de table. D'ailleurs, le joueur emmagasine bien plus d'expérience quand il fait du travail propre et sans bavure.
Outre le traitement réservé aux ennemis, votre objectif pourra également être atteint par plusieurs chemins. Dans la seconde partie de cette présentation, il était possible de passer par les couloirs, les toits ou les conduits d'aération. Évidemment, cette décision influe directement sur le nombre de soldats rencontrés. Il y a fort à parier que chaque partie de Deus Ex: Human Revolution peut être envisagée d'une dizaine de façons différentes, les interactions et les fins dépendant à la fois de votre discrétion, de vos augmentations et de votre tempérament lors des dialogues à choix multiples. À titre d'exemple, en choisissant une augmentation oculaire permettant d'avoir des détails sur les interlocuteurs rencontrés, nous avons pu convaincre un malfrat de relâcher une otage. Apparaissaient à l'écran sa fiche descriptive, son pouls, le degré de persuasion et d'autres détails amusants rendant la négociation plus aisée. Un autre joueur aurait probablement fait une victime supplémentaire. Bien d'autres implants seront à débloquer et à faire évoluer par la suite, allant du classique camouflage optique à la réduction du bruit provoqué par les pas d'Adam. La liste est longue et promet bien des surprises ! ![]() ![]() Peau d'orange
Nous l'avons déjà répété, la direction artistique de Human Revolution est convaincante. En intérieur comme dehors, les développeurs ont su donner vie à cet univers si particulier rempli de hautes technologies. En octobre dernier, l'équipe nous confiait que les premières images très orangées ne reflétaient pas l'intégralité du jeu. Pourtant, cette fois encore, un filtre crépusculaire venait colorer l'écran. Il faudra attendre la version complète pour savoir si ce parti pris a été assumé jusqu'au bout de l'aventure. Les interfaces, elles, virent au jaune, mais sont à la fois esthétiques et bien agencées. Le menu principal accessible via la touche "Select" offre une vue agrémentée d'images sur les augmentations, les objectifs de mission ainsi qu'un tas d'autres notes et détails permettant de progresser dans l'aventure. L'iconographie des phases de piratage informatique (à la fois nombreuses et sympathiques, soit dit en passant) est aussi parfaitement réussie et montre qu'Eidos Montréal à certainement voulu faire de ces sabotages un véritable mini-jeu.
Graphiquement, il faut admettre que le travail est excellent, mais il n'atteint pas certaines productions actuelles. Certes, cette démo datait de 2010, mais les éventuelles corrections apportées d'ici à août 2011 ne concerneront sûrement pas les textures et la modélisation des personnages. Les visages, par exemple, n'ont pas cette finition qui rendent Red Dead Redemption et le très attendu L.A. Noire aussi impressionnants. En revanche, le moindre ordinateur de bureau et le moindre flacon de détartrant dans les toilettes sont modélisés avec précision. Encore une fois, Deus Ex: Human Revolution mise sur son univers, sa richesse et le grand spectacle plutôt que sur la démonstration technique. ![]() ![]()
Bastien - 12 mars 2011
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