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DisGaea - Hour of Darkness
Titre original : Makai Senki DisGaea
Développeur : Nippon Ichi Software
Editeur : Koei
Support : PlayStation 2
Genre : Tactical RPG
Date de sortie :
- Japon : 30 janvier 2003
- Amérique du Nord : 25 août 2003
- Europe : 28 mai 2004
Acheter DisGaea : NTSC J | NTSC U/C | PAL
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Koei est décidément l'éditeur le plus "couillu" que je connaisse en Europe. La société a décidé de nous gâter en nous offrant, à nous pauvres européens incompris, les Tactical RPG les plus délirants de Nippon Ichi Software. Après vous avoir parlé de Phantom Brave, je vais essayer de vous donner l'envie de vous jeter, dès demain, sur l'une des rares copies de DisGaea éditées chez nous, en attendant sa suite dont la sortie est imminente au Japon.

Les phases de dialogue (artworks de Takehito Harada)...
Commençons par le scénario du jeu... Mouahaha, j'en rigole d'avance. Le scénario d'un RPG n'est-il pas normalement la chose la plus importante ? Nippon Ichi nous prouve ici le contraire. L'histoire se déroule dans le Neitherworld, monde où vivent la plupart des démons. Vous contrôlez principalement Laharl, fils du seigneur Krishevskoy, et donc prince du royaume. Vous vous réveillez après une sieste de 2 ans, puis constatez que votre père est mort. Vous décidez donc de traverser le royaume afin de combattre les démons les plus puissants pour devenir le prochain
Overlord. Histoire assez simple, qui se décompose en 14 chapitres, et qui est à mourir de rire, principalement grâce aux nombreuses scènes de dialogues toujours à mourir de rire, mais qui n'ont pour unique but que d'introduire les combats suivants.
Pour mener à bien votre quête, vous serez accompagné de Etna, de vos guerriers (allant du pingouin kamikaze au dragon indestructible) que vous débloquerez au fur et à mesure que vous progresserez, mais aussi de différents personnages principaux (Flonne, ange venu tout droit du paradis par exemple). C'est en rencontrant ou en battant certains personnages que vous pourrez les intégrer à votre équipe.

Des combats faciles d'accès...
Comme dans la plupart des Tactical-RPG, les combats se déroulent dans des arènes rectangulaires quadrillées. Pourtant, cette nouvelle production de Nippon Ichi révolutionne le genre. Nous allons voir quels sont les principaux éléments du système de jeu qui nous permet d'affirmer que DisGaea est un petit bijou. Attention toutefois, il nous est impossible de parler de TOUT le système. Achetez le jeu pour découvrir vous-même la richesse du jeu !
La première innovation dans DisGaea : vous choisissez vous-même qui va participer au combat, qui doit sortir et qui doit se joindre à ses compagnons pendant l'assaut. Pour que le combat avance, il vous faut donner des ordres à vos personnages, et valider l'intégralité de ceux-ci pour que vos monstres se déplacent et agissent. C'est donc seulement en activant la commande "Execute" que les actions commenceront. Ainsi, lorsque deux personnages ont pour cible un même ennemi, ils attaquent en même temps et effectuent une attaque groupée (de nombreuses possibilités sont envisageables !).
Autre particularité de ce gameplay, les déplacements. Dans DisGaea, il est possible (voire indispensable dans certains combats) de placer plusieurs personnages sur une même case, permettant ainsi de les "empiler" les uns sur les autres pour ensuite les jeter un par un. Plus le nombre de personnages "empilés" est important, plus loin sera jeté le dernier d'entre eux. Cela vous permettra parfois de parcourir la moitié de la carte en un seul mouvement !
Passons maintenant à l'élément le plus stratégique du jeu pendant les combats : les géosymboles. Sur la carte se trouvent des cases de couleurs différentes ainsi que des petites pyramides qui permettent d'y activer des caractéristiques spéciales. Par exemple, un géosymbole peut permettre à tous les personnages situés sur des cases de la couleur indiquée d'augmenter leur force d'attaque de 50%. Si un ennemi se trouve sur l'une de ces cases, détruire le (ou les) géosymbole(s) responsables de cet effet s'avère inévitable ! Mais ce n'est pas fini, car si un géosymbole situé sur une case de couleur est détruit, toutes les cases de la même couleur que la case où était le géosymbole prennent la couleur du géosymbole (on va y arriver...). Imaginez maintenant qu'un autre géosymbole se trouve sur une case qui vient de changer de couleur, il sera détruit, et entraînera au nouveau changement de couleur... Sachant que le changement de couleur des cases entraîne une baisse des points de vie des personnages aux alentours, il faudra vraiment se creuser la tête pour éviter le suicide, ou pour détruire un grand nombre d'ennemis en un coup de cette manière.
Comme je le disais, bien d'autres options sont possibles en combat. Je vous laisse le plaisir de les découvrir. Sachez quand même que le système de géosphères paraît complexe au premier abord, mais devient presque instinctif après quelques heures (jours ?) de jeu.

Recrutement des monstres et attaque spéciale...
Parlons maintenant de ce qui se passe en backstage, c'est à dire en dehors des combats, au château.
Très rapidement, vous aurez accès à la Dark Assembly qui vous permettra d'agir sur vos compétences de combats en fonction de l'avis des sénateurs. Le principe est assez simple, vous demandez par exemple de baisser le niveau des ennemis d'une carte ; si la majorité des sénateurs accepte, c'est gagné. A savoir qu'il est possible de convaincre ceux-ci par la corruption ou tout simplement par la force...
Mais le réel intérêt des phases "hors combat" est l'Item World, formidable idée qui vous permettra d'augmenter considérablement la durée de vie du jeu. Brèves explications. Dans DisGaea, vos personnages gagnent de l'expérience après chaque combat. Mais le niveau des armes compte également (tout comme la fréquence d'utilisation d'un type d'équipement par un personnage) ! C'est pourquoi il est possible de "rentrer" dans ses armes pour y effectuer des combats par étage et ainsi augmenter le level de votre outil. C'est assez abstrait, j'admet. A noter que certaines armes (les plus rares) ou objets peuvent atteindre les 100 étages, soit 100 combats pour un seul équipement ! Tripant...
Vous pourrez aussi dans votre château faire un tour à l'hôpital (c'est assez régulier), acheter des armes et objets et poser des questions à vos serviteurs à propos du système de combats du jeu. DisGaea permet enfin au joueur de s'aventurer dans la capture de monstres, dans la découverte de différentes classes, et bien plus encore...

Toujours des attaques spéciales...
Musicalement parlant, le jeu est convainquant. L'ambiance est parfaitement retranscrite dans les différents thèmes musicaux du jeu : les scènes humoristiques seront accompagnées de musiques niaises, et les pseudo-scènes de drame (à prendre au second degré) de musiques "dramatiques". Dans la version européenne du jeu, les voix sont en anglais sous titrées dans la même langue (en japonais sous titrées anglais dans la version US, c'est pourquoi je vous la conseille), mais autant dire que le doublage est très bien réussi ! Là encore, l'ambiance est parfaitement homogène. A noter que la langue n'est vraiment pas une barrière dans ce jeu, le principe étant assez redondant et l'histoire ne demandant pas un vocabulaire très varié...
La durée de vie du jeu est monstrueuse ! Illimitée même. Je m'explique. Le scénario se déroule en 14 épisodes de 4 combats différents. Il vous faudra environ 50 heures pour voir le bout de l'histoire du jeu. Mais grâce à l'Item World dont nous parlions plus haut, le jeu devient extrèmement long si vous souhaiter monter les niveaux de toutes les armes de toutes vos unités.
Pour finir, parlons un peu des graphismes du jeu. Vous avez sûrement remarqué que l'aspect esthétique du titre n'est pas vraiment représentatif de la PlayStation 2 (on se croirait dans un jeu PS1, en plus lisse et plus fin tout de même). Vous avez raison. Et pourtant, cet aspect "old-school" volontairement donné au jeu ne dérange pas plus que ça : ici, c'est le gameplay qui compte ! En plus, si les graphismes paraissent vieillots à première vue, ils s'avèrent impressionnant lors du déclenchement des attaques, spéciales ou non : une tonne d'effets spéciaux viennent s'incruster dans l'écran, autant vous dire que les rétines en prennent plein la tronche... Jouissif !

L'un des artworks les plus jolis du jeu !
Au final, DisGaea - Hour of Darkness est extrèmement plaisant ! Le gameplay et l'ambiance générale du jeu pourront faire oublier les graphismes qui déplairont aux mauvaises langues. Nippon Ichi nous propose encore une fois un titre ravageur, qui se rapproche de la perfection, et qui pourrait bien faire de l'ombre à Final Fantasy Tactics pour les adeptes du genre. Sa suite devrait faire très mal, même si aucune évolution graphique n'est apparemment à noter.
Nous testerons bien évidemment DisGaea 2 dans les mois à venir...
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- Gameplay très riche
- Durée de vie impressionnante
- Humour omniprésent |
- En anglais (je chipote)
- Graphismes qui peuvent déplaire |
17/20 |