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Articles > Test de Dragon Quest Swords: La Reine masquée et la Tour...

logo DRAGON QUEST SWORDS
Test complet de la version française

Editeur : Square Enix, Ubisoft
Développeur : 8ing
Support : Wii
Genre : RPG, Action
Dates de sortie :
- Japon : 12 juillet 2007
- Amérique du Nord : 20 février 2008
- France : 8 mai 2008
Site officiel : www.dragonquestswords.fr
Boutique : acheter la version française


Après avoir sorti un Dragon Quest VIII de qualité sur PlayStation 2, Square Enix renoue avec Nintendo et se propose de développer le neuvième épisode de la série sur DS. Les spin-off subissent le même sort. En mars, les français découvraient Dragon Quest Monsters: Joker sur la portable aux deux écrans, en mai c'est au tour de la Wii qui accueille Dragon Quest Swords: La Reine masquée et la Tour des miroirs. Un concept ambitieux qui sur papier se prête parfaitement au support choisi. Mais ce titre ne serait-il pas uniquement réservé aux fans ?

Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 01)Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 02)

Un scénario toujours aussi recherché...

La logique d'un test veut que l'on commence par parler du scénario. Le problème avec la série Dragon Quest, c'est qu'on a à chaque fois l'impression que les scénaristes sont en vacances. Une fois de plus, le héros (qu'il faudra nommer vous-même, c'est la coutume) devra partir à l'aventure pour éliminer des méchants qui menacent la population. En réalité, le jour de son seizième anniversaire, notre ami sera nommé chevalier par la reine du Royaume d'Avalonia. Pour cela, il lui faudra passer un examen comme l'exige la tradition. Mais le jour J, la reine n'est pas au rendez-vous. Certains disent même qu'elle aurait disparu ! Notre héros sans nom part donc à l'aventure afin de résoudre les mystères qui planent sur ce monde depuis quelques temps. Il découvrira l'existence d'un étrange masque qui pourrait être responsable de tout ce grabuge...

Evidemment, le manque cruel d'éléments scénaristiques se traduit par une durée de vie vraiment limitée. La facilité déconcertante du titre en rajoute une couche, on se retrouve avec un jeu qui vous occupera 8 heures à tout casser. Mais les plus acharnés pourront doubler le temps de jeu en partant à la recherche de tous les petits secrets que Dragon Quest Swords renferme (des techniques, des magies...).

Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 03)Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 04)

Un concept original, ou presque...

Trancher des slimes à l'aide de la Wiimote, en voilà une idée géniale ! Pourtant, ce concept n'est pas nouveau et Square Enix n'a fait que développer un gameplay déjà existant sur une console qui s'y prête à merveille. En fait, les japonais pouvaient déjà, et ce depuis septembre 2003, s'agiter comme des fous devant leur écran de télévision grâce au novateur Kenshin Dragon Quest: Yomigaerishi Densetsu no Ken. Il s'agissait d'un jouet (une reproduction de l'épée de Roto) qui détectait les mouvements via un boîtier lui même relié à la télé.

Vous partez donc à l'aventure, télécommande à la main (c'est un peu moins classe...). Le personnage se déplace sur un rail, ce qui signifie que vous ne pourrez pas explorer les vastes contrées d'Avalonia. Oubliez le Nunchuk : vous vous contentez d'avancer avec la croix directionnelle, et récupérez des trésors en les pointant avec la Wiimote. Et lorsque des ennemis se mettent en travers de votre chemin, un combat est entamé. Il est important de noter que les affrontements sont à moitié scriptés : vous rencontrerez généralement les mêmes ennemis au même endroit, au même moment.
En combat, il vous faudra tenir votre Wiimote à l'horizontale, comme vous l'aura enseigné un peu plus tôt le maître d'armes Nadj. Si par malheur vous inclinez un peu trop l'engin, vos coups seront totalement ratés, et c'est bien le plus gros défaut du jeu : la reconnaissance des mouvements. Dommage pour un titre qui mise tout sur la sensor-bar de la console. Il faudra donc faire preuve d'une extrême concentration pour combattre les slimes et autres bestioles issues du bestiaire de la série sans frustrer la console.

Pour faciliter les combats (et cacher les défauts ?), un pointeur vous permet de "locker" vos ennemis. Il ne reste plus qu'a agiter l'épée dans tous les sens pour trancher, piquer, déchiqueter. Il est quand même plaisant de pouvoir agir sur le jeu en effectuant nous même les gestes, mais des mouvements plus réalistes auraient été tellement plus agréables... Des coups spéciaux peuvent être portés (des "coups de maître" disponibles en ouvrant le menu avec B), mais là encore il faudra être précis et habile car les combinaisons sont parfois complexes. Elles se traduiront par des fous-rires (grinçants). Enfin, un allié peut vous accompagner pour vous faire profiter de ses compétences. Soins, sorts, protections, on retrouve la panoplie complète du bon assistant, mais pourquoi ne pas avoir rendu les alliés un peu plus... utiles ?

Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 05)Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 06)

De bonnes idées

Heureusement, le jeu ne comporte pas que des défauts ! On appréciera les différentes tactiques et les comportements des monstres en fonction de la topologie des lieux. Parfois, certains monstres n'hésiteront pas à se cacher derrière un rocher ou même à se placer en deuxième ligne pour se protéger. Au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu, les stratégies se multiplient et on oublierait presque les défauts du gameplay.

Le village dans lequel vous retournez assez régulièrement (c'est le seul du jeu) renferme différents magasins assez utiles. Il est possible d'y acheter pas mal de choses pour customiser l'équipement des héros. On trouvera par ailleurs une forge qui comme son nom l'indique permet de forger de nouvelles épées au moyen de matériaux parfois très difficiles à récupérer car rares. Un petit challenge supplémentaire intéressant. Surtout que chaque épée dispose de compétences qui lui sont propres et qui pourront se montrer très utiles lors des affrontements contre les boss, assez costaux eux.

Un autre challenge : la montée en niveau des personnages annexes. Le héros gagne des niveaux assez rapidement mais ce n'est pas le cas de ses copains. Certaines techniques ou magies ne pouvant être débloquées qu'à certains niveaux, il est obligatoire de faire régulièrement quelques parties de level-up. Mais vu que le nombre de personnages en combat est limité (deux...), c'est parfois assez long. On en profitera pour découvrir les quelques passages secrets ou trésors cachés dans les décors des huit zones de ce Dragon Quest Swords.

Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 07)Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 08)

Adieu, cell-shading

C'est bien la première chose qui frappe quand on jette un oeil sur les graphismes de Dragon Quest Swords. Alors que le huitième épisode poussait la PlayStation 2 au bout de ses limites techniques en proposant un cell-shading de très grande qualité, les développeurs de ce spin-off ont fait le choix d'une 3D assez douteuse... Les différents environnements de combat proposés sont assez vides, et les personnages, bien que dessinés par le maître Toriyama, sont fades. De toute évidence, la 3D ne colle pas du tout avec l'univers de la série. Espérons que l'erreur ne sera pas reproduite à l'avenir.

Heureusement, les musiques sont toujours aussi bonnes. Normal, on retrouve les meilleurs morceaux composés par Koichi Sugiyama. Malheureusement, le peu de morceaux présents rend le tout un peu répétitif. Le doublage anglais est lui assez décevant et ne contribue vraiment pas à l'enrichissement du background des personnages. Sauf en ce qui concerne Fleurette qui possède un excellent accent français à mourir de rire !

Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 09)Dragon Quest Swords: La Reine Masquée et la Tour des miroirs (image 10)

Quel dommage d'avoir eu une aussi bonne idée et de ne pas avoir mis des moyens techniques suffisants pour le développement de ce Dragon Quest Swords. Alors que l'on aurait pu avoir un jeu carrément jouissif, on se retrouve avec un grand manque de liberté, des graphismes très moyens, un gameplay approximatif et une durée de vie ridicule. Heureusement que la patte Toriyama et que les divers bonus à débloquer sauvent la mise. On espère maintenant que le concept sera réutilisé à l'avenir pour un jeu un peu plus riche.
Les points forts :
+ Le concept génial
+ Toriyama a encore frappé !
+ Musiques sympathiques
Les points faibles :
- Aucune liberté
- Quelques imprécisions
- Graphismes décevants
Note finale :
10/20

Kyoshiro - 20 mai 2008
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