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Dragon Quest : L'Odyssée du Roi Maudit
Développeur : Square Enix
Editeur : Level-5
Support : PlayStation 2
Genre : RPG
Evaluation PEGI : 12 ans et plus
Date de sortie :
- Japon : 27 novembre 2004
- Amérique du Nord : 15 novembre 2005
- Europe : 13 avril 2006
Acheter la version : NTSC-J | NTSC U/C | PAL
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Dragon Quest : L'Odyssée du Roi Maudit est le huitième épisode de la franchise Dragon Quest, débutée en 1986. Huit épisodes en vingt ans, c'est peu si on compare à l'autre série fétiche qu'est Final Fantasy. Cependant, nul épisode de Dragon Quest n'est arrivé en Europe, sauf par la voie de l'import bien sûr. C'est donc avec impatience que nous attendions une localisation, après que Square Enix Ltd. ait annoncé vouloir sortir plus de jeux estampillés Square Enix sur nos terres. Et bonheur, le mythe japonais débarque le 13 avril 2006, soit un an et demi après la sortie japonaise. Verdict !
UN SCENARIO SIMPLE ET CLASSIQUE
La série n'a jamais été reconnue pour les scénarios inoubliables, il faut l'avouer. L'Odyssée du Roi Maudit ne déroge pas à la règle : le scénario reste beaucoup trop prévisible et à part un ou deux faits, il se suit avec lassitude. Autrement dit, il manque de punch. L'histoire raconte les péripéties d'un Héros qui aide le Roi (transformé en sorte de gebelin-Yoda) et sa fille (métamorphosée en cheval) à lever la malédiction causée par un fou. Le groupe sera rejoint par Jessica en quête de vengeance, et par Angelo, dragueur invétéré. Petit à petit, l'équipe cherchera le moyen d'arrêter le Fou et de lever la malédiction qui pèse sur le château, pour découvrir qu'il n'est jamais qu'un pion de… A vous de découvrir (évitons les spoilers)...
UNE CLAQUE GRAPHIQUE
Enix, la société qui a créé la série Dragon Quest, n'a jamais mis l'accent sur la beauté visuelle, et là où des jeux s'efforcent d'être toujours plus beaux, Dragon Quest restait dans le primitif (en comparaison avec les Final Fantasy par exmple). Mais gros changement avec ce 8ème épisode : cette fois, c'est Level 5 (société à l'origine des deux premiers Dark Cloud et de Rogue Galaxy) qui met tout son savoir-faire en prouvant sa maîtrise du cell-shading, soit un effet dessin-animé (couleurs vives, contours des personnages noirs, etc.). Et en effet, ce style convient parfaitement avec le génie d'Akira Toriyama qui (est-il utile de le rappeler ?) est le créateur et dessinateur du manga Dragon Ball. Les personnages (jouables et non-jouables) sont beaux et variés, les attaques sont du plus bel effet, les couchers de soleil à l'horizon sont magnifiques, et la modélisation des ennemis est irréprochable.
UN GAMEPLAY BASIQUE
Il y a des jeux qui gardent tout leur charme en conservant des aspects qui n'ont franchement pas évolués au bout de 20 ans. Il en va de même pour le gameplay. L'apparition des combats se fait comme dans les Final Fantasy (du moins jusqu'au X-2) : les monstres sont disposés aléatoirement sur la carte, et sont invisibles. La petite musique de combat commence, on voit nos héros dégainer leurs armes, et la liste des commandes possibles s'affiche. Nous avons alors tout le temps de choisir quelle attaque, ou quelle magie est la plus apte à terrasser le babouin devant nous. Et vous aurez tout le temps de vous familiariser au combat car ils sont nombreux si vous voulez avoir une chance de gagner face aux boss ou tout simplement pour accéder à de nouvelles zones sans mourir après deux coups. Vous gagnerez des points d'expérience pour passer au niveau suivant et par la même occasion, vous gagnerez des points de compétence qui permettra à vos personnages de se spécialiser dans la magie, ou affermir leurs poings. A noter qu'avant d'être maître dans tel ou tel art, il faudra en tuer des méchants, tant les points d'expérience gagnés deviennent dérisoires pendant que les points d'expérience requis sont exagérés !
Autre point négatif, la sauvegarde n'est possible que dans les églises, très peu nombreuses. Dès que vous sentez un danger, n'hésitez pas à aller faire une petite prière.
Pour finir, sachez que la version européenne du jeu (ainsi que la version américaine) a bénéficiée de superbes menus, qui, soit, demandent un léger temps de chargement avant leur affichage, mais qui facilitent drôlement la lecture et donc la navigation dans l'inventaire (pour info, les menus de la version japonaise étaient uniquement textuels sur fond noir, comme dans les premiers épisodes de la série...).
UNE LONGUE SYMPHONIE ET UNE DUREE DE GENIE
Voilà deux points pour lesquels il faut le reconnaître, il n'y a pas grand-chose à redire. Les musiques sont sublimes et chaque partie du monde de L'Odyssée du Roi Maudit a sa propre musique. Ainsi serez-vous agréablement surpris d'entendre de la musique un peu western en allant dans un bar, ou une musique douce en prenant le large. Tout ça joué par l'orchestre symphonique de Tokyo. Que demander de plus ? Le doublage anglais est aussi de très bonne qualité (notamment car les différents accents des personnages ont été conservés).
Quant à la durée de vie, celà dépend toujours un peu du joueur. Vous pouvez très bien le terminer en 40 heures comme vous pouvez toujours être accroché à votre manette après 100 heures de jeu. De plus, une fois le jeu terminé, une nouvelle quête très coriace est disponible... Bonne chance pour arriver jusqu'au bout !
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Dragon Quest arrive en Europe bourré de qualités, mais aussi de petits défauts. Si le système de jeu un peu archaïque et le scénario un peu nunuche peuvent en rebuter certains, il serait dommage de cracher sur ce jeu qui a pour le reste de grandes qualités : long, beau, accrocheur... On remercie Square Enix et Ubisoft de nous avoir livré Dragon Quest VIII chez nous, qui certes n'aura jamais le statut de mythe qu'il a au pays du soleil levant, mais qui fait et fera office de très bon RPG. |
- Graphismes superbes en cell-shading
- Les musiques symphoniques
- Des heures à créer des objets |
- Scénario prévisible et banal
- Bats-toi pour un niveau d'expérience !
- Points de sauvegardes peu nombreux
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16/20
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