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Drakengard 2
Développeur : Cavia
Editeur : Square Enix
Distributeur : Ubisoft
Support : PlayStation 2
Genre : Action / Shoot / RPG
Evaluation PEGI : 12 ans et plus
Date de sortie :
- Japon : 16 juin 2005
- Amérique du Nord : 14 février 2006
- Europe : 2 mars 2006
Acheter Drakengard 2 : JAP | USA | PAL
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C'est en septembre 2003 que sort le premier Drakengard, tout du moins au Japon, et en 2004 pour le reste du monde. Il est le premier jeu né de l'association de Square et Enix. A l'époque c'est un évènement, la rencontre de deux experts du RPG sur Playstation 2. On l'annonce comme un nouveau genre mélangeant le meilleur des jeux de shoot et des jeux d'action tels que Dynasty Warriors, ou encore Chaos Legion. Le résultat n'est malheureusement pas particulièrement explosif, malgré un scénario accrocheur (très malsain d'ailleurs, qui n'aura pas plu à tout le monde) et des cinématiques au top. Cependant le gameplay était parfois un peu trop confus et les graphismes loin d'êtres faramineux. Il y avait donc beaucoup à régler pour Drakengard 2, et autant dire que Square Enix a fait de sérieux efforts !

Les scènes cinématiques sont superbes !
Au lancement du jeu, nous pouvons découvrir une vidéo de présentation magistrale qui n'est autre qu'un trailer que la planète entière a déjà pu admirer. A noter tout de même qu'il assez étonnant de voir que cette même vidéo « spoile » tant de choses du scénario. C'est bien dommage, mais celle-ci a au moins le mérite de susciter une envie pressante (pas la même envie, c'est bien clair ?). Et après le lancement d'une nouvelle partie, on se rend compte que la recette a quelque peu changé. La mise en place de l'histoire est par exemple beaucoup plus travaillée, vous ne vous retrouverez pas en un instant sur une map immense à combattre une horde de monstres sans savoir pourquoi. Non, dans Drakengard 2 on commence par un tutorial, relativement bien fait qui non seulement vous apprendra les bases du soft mais qui vous permettra aussi de prendre connaissance avec les principaux protagonistes de l'histoire. On se rend vite compte que les graphismes sont légèrement plus soignés, que la jouabilité est plus optimale et que la mise en scène se révèle bien plus travaillée (oui la caméra bouge dans les cinématiques !).

Encore des cinématiques, parce que c'est chouette...
L'histoire, beaucoup plus convenue, vous met dans la peau de Nowe, un jeune chevalier âgé de 18 ans combattant pour la Garde Impériale , qui protège les Sceaux qui détiennent Angelus (Angel dans la version originale), le dragon du premier épisode, et accessoirement de Caim. Nowe est en réalité un « enfant Dragon », il a été élevé par Legna (oh ! Angel à l'envers…), une vouivre au design agressif qui n'est pas pour déplaire. Cependant, Nowe va vite se rendre compte que tout ne tourne pas très rond dans ce monde et finira par se rebeller, comme vous pouviez l'imaginer.
Un scénario tellement vu et revu (le début est identique à celui de Suikoden IV) que je ne peux qu'à peine qualifier ma dernière phrase de spoiler tant la suite vous réserve bien des surprises, qui ne sont en rien comparables aux premières lignes d'une histoire qui se révèle au final de bonne facture, mais surtout particulièrement prenante, ce qui à mon sens manquait dans le premier épisode.

Des affrontements rythmés !
Au niveau du gameplay, peu de changements. On retrouve toujours l'alchimie si particulière des scènes au sol et dans les airs. Mais la pilule est bien plus facile à avaler cette fois-ci. Les affrontements au sol se révèlent bien plus dynamiques et offrent des sensations uniques. La bande son est d'ailleurs nettement plus réussie, l'immersion est totale, les épées s'entrechoquent enfin avec un son plus réaliste, tout est beaucoup plus réaliste, on vit le personnage ! Et heureusement, puisque la grande nouveauté de cet épisode, c'est la possibilité de contrôler quatre personnages, qui possèdent chacun leur style, leurs techniques, leurs armes et leurs statistiques. Il faudra ainsi gérer une équipe toute entière et atteindre le niveau maximal avec tous les personnages se révèlera assez fastidieux.
Pour ce qui est des phases aériennes, les différences avec le premier épisode ne sont pas vraiment marquantes. C'est toujours la même recette et certains ennemis sont toujours aussi ridicules (mais originaux), les sensations sont cependant toujours présentes, et c'est bien là le principal. Les attaques appelées « Overdrives » font d'ailleurs leur apparition, pour notre plus grand bonheur, ce qui diversifie un peu plus les combats. A noter qu'il est désormais possible de stabiliser son dragon pour tirer au sol (dans les phases de jeu sol/air). Un plus non négligeable .

Alternance "Dans les airs", "sur terre".
Pour finir, peu de choses à ajouter, si ce n'est que l'Original Soundtrack est absolument magistrale ! Impossible de rester de marbre devant tant de beauté. Les musiques sont certes un peu répétitives mais elles participent activement à l'ambiance si accrocheuse du soft. Pour ceux qui n'avaient pas pu digérer les pistes du premier épisode, sachez que celle-ci, à l'image de l'histoire, se révèle beaucoup plus classique, mais inoubliable. L'une des meilleures de l'année 2005. Une mauvaise nouvelle pour certains mais une très bonne pour beaucoup d'entre vous, le jeu se révèle particulièrement difficile, en mode normal, c'est fréquemment que vous aurez à mourir et à recommencer une mission depuis son tout début (en conservant toute l'expérience acquise auparavant bien entendu). Certains boss sont d'ailleurs à s'arracher les cheveux. Un mode facile est présent pour les non-initiés, qui veulent suivre une belle histoire sans avoir à jeter leur Dual Shock par la fenêtre. Au final Drakengard 2 reste dans la lignée du premier épisode, en beaucoup mieux, tout simplement !

Ambiance "dark" à souhait !
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Beaucoup plus réussi que le premier épisode, Drakengard 2 nous pousse à croire que cette série (si troisième épisode il y a, ce qui est fort possible) n'a pas finit de nous étonner. Ce deuxième opus réussi à reprendre tous les éléments du premier épisode en les magnifiant. Une œuvre qui se laisse jouer avec plaisir, mais qui ne fait pas vraiment le poids face à un Kingdom Hearts II ou un Final Fantasy mais dont il serait dommage de se priver en ces temps où les éditeurs semblent avoir compris que les Européens sont friands de RPG. |
- Histoire mieux construite
- Bonne durée de vie
- Bande-son sublime |
- Caméra hasardeuse
- Un peu répétitif ?
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14/20
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