Articles > Test complet de Just Cause 2

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Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Square Enix
Support : PS3, Xbox 360, PC
Genre : Action
Dates de sortie :
- Japon : juin 2010
- Amérique du Nord : 23 mars 2010
- Europe : 26 mars 2010
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que le rachat d'Eidos par Square Enix amène la société a publier des titres qui tranchent avec ses habitudes. Illustration plutôt parlante de cette conséquence, Just Cause 2 débarquait le 26 mars dernier sur PC, PS3 et Xbox 360. Au programme, la même formule très séduisante que celle mise en œuvre dans le premier épisode trois ans plus tôt : un bac-à-sable explosif dans un cadre paradisiaque. Promesses tenues ?

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Bienvenue à Panao
Fraîchement débarqué sur Panao, Rico Rodriguez est chargé par son Agence de mener deux tâches à bien, et pas des moindres : renverser le dictateur Baby Panay, qui a pris le contrôle de l'île pour instaurer un régime tout-puissant, et retrouver Tom Sheldon, son ancien commandant soupçonné de trahison. L'intrigue est très simpliste, et ne vous faites pas d'illusions, les personnages mis en scène sont tout aussi clichés. Le héros surdoué et toujours calme, le mentor à la chemise hawaïenne, la jolie partenaire et le grand méchant hideux et détestable : absolument tout y est. Le résultat est tellement kitsch qu'on se demande sérieusement s'il n'est pas délibéré et conçu comme tel. Le doublage français, qui semble tout droit sorti d'une vieille série télé américaine, ne fait d'ailleurs qu'ajouter à cette impression. Et en définitive, on en vient étonnamment à apprécier ce scénario absolument pas sérieux et totalement improbable, justement parce qu'il est relativement en phase avec l'énorme délire que constitue le gameplay du jeu. Ce qu'on lui reproche beaucoup plus, c'est la piètre mise en scène des cut-scenes, qui pour la plupart ne sont que de simples copiés-collés beaucoup trop artificiels qui n'aident pas l'immersion du joueur. Si les éléments scénaristiques et vidéoludiques jouissent d'une certaine cohérence dans l'esprit, ce n'est hélas pas vraiment le cas dans la forme, ni dans le fond. L'histoire sert en effet très peu le gameplay, puisqu'elle ne le pousse à faire que ce qui saute tout de suite aux yeux, avec très peu de développement : mettre Panao à feu et à sang.

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Die Hard
Dément, survitaminé, explosif : les adjectifs ne manquent pas pour décrire le gameplay de Just Cause 2. Dans une certaine mesure, il peut d'ailleurs s'apparenter à un mélange entre la liberté d'un Grand Theft Auto et les phases d'action d'un Syphon Filter de l'ère PlayStation. Non seulement le joueur est totalement libre d'aller où il le souhaite sur l'immense île de Panao, mais il peut (et doit) détruire littéralement tout ce qu'il trouve sur son passage. Et avec un arsenal bien fourni et un nombre impressionnant de véhicules en tous genres à disposition, autant vous dire qu'il se transforme bien rapidement en une véritable arme de arme de destruction massive. Pour couronner le tout, Rico dispose d'un grappin et d'un parachute lui permettant d'exécuter des mouvements complètement surréalistes, qui ajoutent au sentiment d'avoir là un titre auquel tout bon amateur de jeux d'action a toujours voulu s'essayer pour la grosse dose de dur délire qu'il procure. Les missions sont globalement très bien ficelées, et si une certaine redondance finit par se faire sentir, elle est est en partie rattrapée par le fait que tout détruire n'est par définition jamais ennuyant. Pour ajouter un peu de diversité au tout, les développeurs ont préparé des dizaines d'épreuves de course parsemées à travers l'île, qui exploitent non seulement les différents types de véhicules, mais aussi l'étonnante diversité des environnements. Car Just Cause 2, c'est aussi une savoureuse invitation au voyage.

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Technique mitigée
Graphiquement, Just Cause 2 est tout simplement excellent. Les développeurs n'ont pas lésiné sur les moyens, et le résultat est éblouissant : partir à la découverte de Panao est un véritable plaisir. D'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une simple île paradisiaque. On y trouve aussi en effet des montagnes enneigées, des petits villages très authentiques, des grandes villes aux gratte-ciels vertigineux, des bases militaires, des forêts et des déserts, j'en passe et des meilleures : dépaysement total assuré. En revanche, tous ces environnements, même s'ils sont crédibles, ne sont pas très vivants. Le travail sur les PNJ a visiblement été fait à moitié, aussi bien du côté de leurs réactions que des doublages, qui sont vraiment limités. Même constat en ce qui concerne les soldats, ennemis ou alliés, qui réagissent tous plus ou moins de la même façon. La physique des véhicules terrestres est aussi relativement étrange, et on a parfois l'impression de conduire des voitures en carton. Tous ces petits défauts ne nuisent pas tellement au gameplay en lui-même, mais l'immersion en prend vraiment un coup. Un dernier mot sur les musiques qui, sans être fondamentalement mauvaises, n'apportent pas grand chose non plus. Là aussi, on aurait souhaité que le travail soit un peu plus approfondi.

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Conclusion
Avec un cadre et un gameplay aussi alléchants, il aurait été difficile pour Avalanche Studios de rater le coche. Ne vous y trompez pas, le titre remplit amplement son office et offre sans conteste des dizaines d'heures de délire complet, à condition de ne pas prendre l'histoire trop au sérieux. Just Cause 2 est au final un très bon jeu, mais il lui manque justement cette même touche de folie dans le scénario et les éléments entourant le gameplay pour qu'il soit véritablement excellent. Le carton plein, on l'espère, sera pour un Just Cause 3.

Points forts :
+ Gameplay détonnant
+ Terrain de jeu dépaysant
+ Liberté enivrante
Points faibles :
- Scénario anecdotique
- Éléments sous-développés
- Immersion en demi-teinte
Note finale :
15/20

Sacha - 24 avril 2010
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