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Articles > Test complet de Kingdom Hearts Birth by Sleep
Derniers des trois Kingdom Hearts « portables » à être publié, Birth by Sleep débarque enfin en Europe le 10 septembre dernier, quelques huit mois après sa sortie japonaise. Comptant sur ses qualités pressenties à travers les informations, images et trailers dévoilés pour sa promotion au Japon, et qui se sont d'ailleurs vues confirmer par ceux qui ont pu tâter cette version en import, il ne fait aucun doute que ce nouvel épisode marque un tout autre niveau d'excellence pour la PSP. Après un Kingdom Hearts 358/2 Days qui a laissé une impression finale en demi-teinte à nombreux joueurs, Birth by Sleep fait au contraire l'unanimité.
![]() ![]() Trois personnages, trois aventures
Là au où Birth by Sleep trouve un intérêt particulier avant tout chose, c'est dans son histoire et ses personnages. Au revoir Sora, Riku et Kairi. Les héros que l'on suivait depuis le premier épisode laissent leurs places à des bouilles totalement nouvelles : Ven, Terra et Aqua, trois apprentis de la Keyblade. Entraînés par Eraqus, un sympathique clin d'oeil au papa de la série Final Fantasy, les trois amis y mènent une vie paisible, rêvant tout les trois de devenir un jour des maîtres de la Keyblade. Ces tranches d'amitié et de rigolade sont le plus souvent relatés sous forme de flashbacks, puisque la recherche de Xehanort, un autre maître de la Keyblade ayant mystérieusement disparu, débute rapidement. D'autant plus que les trois héros voyagent séparément pendant la quasi totalité de l'aventure, et c'est à chaque fois à travers leurs yeux que le joueur est invité à découvrir leurs sentiments, leurs craintes et leurs espérances. Ne vous y trompez pas, les thèmes abordés restent proches de ceux des précédents épisodes : l'amitié, les ténèbres, la lumière. Si les intrigues passées ne vous avaient pas passionnées, il y a très peu de chances qu'il n'en soit pas de même pour celle-ci.
Ce découpage de l'aventure en trois parties est donc un moyen de développer les personnages séparément ainsi que leurs relations plus en profondeur, mais aussi les différents mondes visités. Un passage dans l'un d'entre eux avec Terra, qui peut laisser une petite impression de vide, est ainsi rapidement gommée lorsque l'on y retourne avec Ven puis Aqua, grâce parfois à de nouvelles zones ou de nouveaux personnages, mais aussi, évidemment, grâce aux événements qui les mènent d'un endroit à un autre. Chacun aura ses propres interactions avec un protagoniste Disney ou un autre, ainsi qu'avec l'unique emprunt à la saga Final Fantasy, certaines se recoupant et faisant découvrir peu à peu au joueur l'histoire toute entière. S'il ne faut qu'environ dix heures pour finir un scénario, comptez donc au minimum trente heures pour venir à bout de l'aventure complète. Le tout se terminant par la désormais traditionnelle fin secrète, qui se débloquera plus ou moins rapidement en fonction du mode de difficulté choisi. Ce qui nous amène au plat principal de ce menu déjà très alléchant : un gameplay terriblement riche. ![]() ![]() Une richesse renouvelée
L'énorme point fort de Birth by Sleep, c'est effectivement son système de combat. Les manières de venir à bout des ennemis sont tellement nombreuses et grisantes que l'exploration des mondes assez répétitive dans son fonctionnement, puisqu'on enchaîne tout simplement combats et cutscenes, n'en est pas pour autant ennuyante. Le gameplay repose en effet sur des « styles » de combat qui se déclenchent en fonction des techniques utilisées. Par exemple, si vous utilisez une majorité de compétences de feu, une fois votre jauge qui se remplit au fur et à mesure des attaques l'est entièrement, le style « Tempête de feu » est activé, donnant accès à des techniques élémentaires de feu plus puissantes. Il est ainsi possible d'enchaîner le déclenchement de deux styles différents, donnant ainsi à la préparation de ses « decks » de commandes, et la possibilité de mixer ses techniques pour en créer de plus puissantes, une petite dose de stratégie non négligeable. Ajoutez à cela les Liens-D, qui permettent d'obtenir les compétences et les techniques de finition d'un personnage rencontré au cours de l'aventure, et le « Tir Visé », une attaque chargée très utile contre de nombreux ennemis : les combats sont véritablement un renouvellement constant d'un bout à l'autre du jeu.
Bien entendu, l'aventure comporte également son lot de mini-jeux, à commencer par la « Chasse aux Commandes », un jeu de plateau permettant de faire évoluer ses compétences d'une manière alternative. S'il est tout à fait possible de ne pas du tout y toucher pour venir à bout du jeu, il est tout aussi facile de se plonger très souvent dans ce petit jeu plus prenant qu'il n'y paraît. La ville Disney comporte également son lot de mini-jeux en partie imposés par l'aventure, mais sont eux beaucoup moins intéressants, et servent plus à tirer parti de l'esprit de ce monde et, dans une certaine mesure, d'ajouter une petite touche de diversité à la progression. Vient enfin un mode multijoueur proposant aux joueurs d'affronter ensemble des Nescients, ou de se mesure entre eux, remettant ainsi une autre couche de la richesse du titre. Malheureusement, l'absence de mode Infrastructure constitue un frein majeur pour en profiter souvent, mais qui en contrepartie, nous a inspiré l'idée de Birth by Sleep in Paris pour un événement plus convivial. Un mal pour un bien, finalement. ![]() ![]() Esthétique léchée
Les images et vidéos dévoilées au fil des mois jusqu'à la sortie du jeu l'avaient bien fait comprendre : Birth by Sleep montre une fois de plus l'expertise de Square Enix sur PSP. Les décors bénéficient d'une palette de couleurs très accrocheuse et d'un niveau de détail très bien dosé, tandis que les magies et compétences déclenchent des effets flamboyants faisant preuve d'une excellente fluidité. Seule ombre au tableau, les temps de chargement sont assez longs, même lorsqu'il s'agit simplement d'ouvrir le menu. Heureusement, installer les données de jeu sur le Memory Stick permet de réduire largement ces temps d'attente qui nuisent à l'immersion. Côté musiques, la qualité est toujours au rendez-vous : Yôko Shimomura est fidèle à ce à quoi elle nous a habitués pour cette série, et se surpasse même pour un combat contre un boss secret, avec un thème littéralement à couper le souffle. Les interfaces graphiques, elles, sont intuitives et soignées, et parviendront à séduire un large public. Cerise sur le gâteau, la pochette du jeu a bénéficié d'un soin tout particulier.
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Bastien - 26 octobre 2010
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