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Articles > Test de Star Ocean: First Departure
Alors que le quatrième opus fait de plus en plus parler de lui du côté de chez tri-Ace, Square Enix nous propose cette année de redécouvrir le premier opus de la saga Star Ocean sorti sur Super Nintendo il y a douze ans. Pour ce remake intitulé Star Ocean: First Departure, le studio à l'origine de Valkyrie Profile a mis les bouchés doubles : nouveaux graphismes, doublages, gameplay revu... Voici un petit tour d'horizon de cette nouvelle version du RPG galactique par excellence.
Décollage immédiat
Vous le savez si vous avez déjà eu l'occasion de jouer à Star Ocean dans sa version originale sur Super Nintendo, le scénario était pour l'époque assez novateur. Il propose au joueur de parcourir le temps et l'espace à la manière des plus grands space-opéra. En l'an spatial 346, une guerre sème le trouble dans la galaxie. L'équipage du vaisseau terrier Calnus échoue sur la petite planète de Roak, dont la population est terrorisée et affaiblie par une maladie qui pétrifie les habitants qui en sont victimes. La mission de nos héros (au nombre de huit, bien que seulement quatre personnages puissent être embarqués dans l'équipe) sera de trouver un remède à ce fléau, mais comme vous vous en doutez l'histoire dérivera en un grand scénario catastrophe, une véritable conquète de l'espace. Bien qu'un peu vu et revu, ces péripéties sont bien amenées, quoi qu'un peu rapidement, et le joueur s'attache assez vite aux personnages. Et avec les multiples fins envisageables, terminer le jeu une seconde fois vous permettra d'en apprendre encore plus sur chaque protagoniste. D'autant plus qu'il est possible de visionner ou non des Private Actions pendant les phases de dialogues, pour que le héros s'intéresse de plus près à ses compagnons. Vos choix influenceront directement la suite des événements, même si cela reste de l'ordre du détail.
Ce remake apporte de nombreuses cinématiques réalisées à la manière d'un dessin animé japonais. C'est d'ailleurs le studio Production I.G (Ghost in the Shell, Chrono Trigger et Tales of Phantasia entre autres) qui s'en est occupé. On appréciera également le doublage américain des dialogues, qui relèvent le rythme du jeu et apportent un peu plus de crédibilité. Malheureusement, et ça devient habituel pour les jeux de Square Enix sur PSP, les textes à l'écran ne sont toujours pas traduits...
Une refonte vraiment bénéfique
Qui dit remake dit généralement refonte graphique. C'est évidemment le cas avec ce premier opus de Star Ocean, bien que la réalisation graphique de l'épisode originale reste agréable. Les développeurs de chez tri-Ace ont choisi d'utiliser le moteur graphique du second épisode sur PlayStation. On se retrouve alors avec des environnements en 3D et des sprites de personnages en 2D totalement old-school. Ce choix, bien qu'il mette en valeur les décors et l'ambiance visuelle du titre, se révèle assez contestable pendant les phases de combat où les incrustations des personnages sont grossières, assez vilaines à regarder par moments. La carte du monde, elle, est assez chouette, et offre une réelle sensation de liberté (la même que sur Super Nintendo, mais la 3D agrandit les espaces). On prend plaisir à se balader sur la cartes, sur dos de lapin par exemple, pour éviter les affrontements.
été réorchestrées, tout en respectant le travail effectué par Motoi Sakuraba (compositeur attitré de tri-Ace, mais faut-il encore le présenter ?). Des thèmes assez épiques, des bruitages soignés, la bande-son se révèle terriblement efficace, bien loin des nouvelles compositions sans inspiration de Sakuraba... L'ajout de la 3D remet en question le gameplay, en tout cas pendant les combats. Alors que la version originale proposait des affrontements se déroulant sur un plan fixe, il est maintenant possible de se déplacer librement dans l'arène un peu à la manière de Tales of Phantasia. D'ailleurs, les ressemblances ne s'arrêtent pas là, ce qui est bien normal car de nombreux membres du staff de ce premier Star Ocean ont travaillé sur l'épisode mythique de la saga de Namco. Les combats se déroulent donc en temps réel, le joueur ne dirige qu'un seul personnage tandis que l'IA s'occupe des trois autres. Comme dans Phantasia, ce système ne laisse malheureusement que peu de place à la stratégie, également parce que le nombre de rencontres aléatoires est très élev. Il est toutefois possible d'assigner quelques comportements automatiques (un peu à la manière des "gambits" de Final Fantasy XII).
De la richesse du gameplay
Comme tout bon jeu de rôle, Star Ocean: First Departure propose un système d'évolution complet. Si les combats sont inspirés de Tales of Phantasia, la gestion des compétences, elle, se montre assez originale. Chaque combat permet d'encaisser énormément d'argent, des objets et des points de compétences (SP) et bien d'autres trésors. Grâce aux SP, on peut augmenter les aptitudes de tel ou tel personnage, et ainsi de maîtriser un peu plus ces actions en combat pour obtenir un taux de réussite plus élevé. Avec pas moins de 48 compétences différentes, dont quelques inédites pour ce remake PSP, vous aurez de quoi faire. D'ailleurs, les développeurs ont pris le soin d'incruster quelques effets assez sympathiques lors des coups spéciaux ou des magies (la "Symbologie" ici). L'envie de découvrir une nouvelle animation vous poussera peut-être à booster vos personnages, qui sait ?
Cependant, il est dommage que la difficulté du titre n'ait pas été revue car 30 heures de jeu suffiront à en voir le bout. Mais si vous voulez découvrir toutes les compétences, connaître les fins alternatives, vous aurez la possibilité de recommencer l'aventure. Mais bon sang, pourquoi Square Enix ne s'est pas décidé à traduire ce jeu pourtant si agréable et surtout inédit en Europe ?
Kyoshiro - 7 novembre 2008
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