Articles > Dragon Quest Heroes: Rocket Slime : le Test
C'est un an après le merveilleux Dragon Quest VIII qu'est sorti ce nouvel épisode de la série des Dragon Quest Heroes. Contrairement à son aîné sur GBA (Slime Dragon Quest), Dragon Quest Heroes: Rocket Slime dispose d'une traduction Shakespearienne de qualité, et est donc accessible à tous. Nous vous proposons un petit « come-back » sur ce jeu, certes un peu à part, mais plutôt intéressant pour les fans. Et les autres ?
DES DEBUTS LABORIEUX
L'histoire commence par une nouvelle attaque des plobs sur les paisibles slimes, qui se font une fois de plus kidnapper. Seul le petit Rocket, le héro de cette aventure, parvient à s'échapper des mains de ces malfrats. Pour les personnes qui auraient joué à l'opus GBA, le jeu vous semblera être une pâle suite sans originalité. En effet, les niveaux sont identiques dans leur esprit, avec cependant un level design légèrement différent. Le slime possède toujours des pouvoirs en rapport avec son élasticité, il peut donc bondir ou encore s'étirer et se relâcher pour attaquer, telle une balle lancée à pleine vitesse, son ennemi ou un coffre renfermant l'un de ses compères. Rien de cela n'est inédit, et il faudra attendre quelques heures de jeu avant de pouvoir goûter à un soupçon de nouveauté.
Le gameplay de Rocket Slime rappelera grossièrement celui d'un Zelda, la difficulté et la génie en moins : la jauge de vie de Rocket ne descend jamais bien bas, et le jeu n'exploite pas du tout l'écran tactile de la DS. Il était pourtant facile d'imaginer quelque chose de fun avec le stylet, le slime ayant la particularité de s'étirer comme il le souhaite...
Graphiquement, il est clair que le titre aurait très bien pu tourner sur GBA. Les graphismes sont colorés et chatoyants, mais pas à la hauteur des autres jeux du genre sur DS. La bande-son est elle-aussi un peu faible. Quelques musiques accrocheuses, mais rien de vraiment marquant. Et pourtant, la plupart sont directement inspirées des épisodes numérotés.
REFERENCES EN TOUS GENRES
Si ce jeu possède le droit de porter le nom « Dragon Quest », ce n'est pas pour rien ! Quelques éléments des jeux précédents y sont bien sûr présents.
Commençons par les monstres emblèmatiques (et même mascottes) de la série, j'ai nommé les slimes (ou « gluants » pour ceux qui ont joué au huitième épisode dans sa version française). Et là, force est de constater que toutes les déclinaison de slimes sont incluses. On trouve de tout : du slime « basique » au slime « guerrier » en passant par le « roi slime ». Il y en aura pour tout les goûts : il y a au compteur 100 Flamby à sauver, tous différents.
Est également présent un bon nombre de bestioles maintenant bien connues par les adeptes de la série : des lapicornes, des statues vivantes et même des sacatrésors. On a donc le droit à un petit bestiaire forcément agréable pour tous les habitués du style Toriyama, designer de la série.
SORTEZ L'ARTILLERIE !
C'est maintenant qu'arrive la vraie originalité de ce titre. Au cours de l'aventure vous devrez déterrer un tank et vous lancer dans de grandes batailles ! On peut customiser les armes que l'on envoie dans le canon pour détruire le tank adverse. On peut également constituer un équipage, même si celui-ci souffre de quelques lacunes du coté de l'intelligence artificielle. Le but de ces batailles est assez simple : affaiblir le tank ennemi avant de pouvoir s'introduire au plus profond de celui-ci et de détruire son coeur pour en finir.
Mais ce n'est pas tout. A l'image de l'ingénieux système d'alchimie de Dragon Quest VIII, vous pourrez ici créer des armes originales, utilisables dans votre char. On peut également améliorer les HP de l'engin, même si cela n'a pas vraiment d'effet sur le déroulement de la partie (car rapellons-le, la facilité de Dragon Quest: Rocket Slime est déconcertante...). Au fil du jeu, ces batailles deviennent un peu plus longues. On en vient même parfois à se demander combien de temps un combat va-t-il encore durer.
ET LES BONUS DANS TOUT CA ?
Vu la durée de vie de Rocket Slime étant particulièrement ridicule (12 heures de jeu environ pour le terminer de fond en comble), on pouvait espérer trouver quelques bonus à se mettre sous la dent, histoire de justifier l'achat de cet opus. Malheureusement, vous trouverez bien un tank spécial à combattre, mais la difficulté n'est pas plus au rendez-vous que dans le scénario (et cela reste très long). Il y a également un mini jeu dans lequel le joueur ramasse des pièces tout en faisant le beau sur une planche de surf, mais là encore on ne s'y intéresse pas très longtemps. Enfin, les développeurs ont ajouté à cela une arène où peuvent se dérouler de nombreux combats de tanks supplémentaires. Le tout est assez limité, et sans réel intérêt.
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Au final, Dragon Quest Heroes: Rocket Slime n'est pas vraiment la suite qu'on attendait. Celle-ci étant développée sur la nouvelle portable de Nintendo, on aurait pu espérer avoir entre les mains un jeu utilisant au maximum les possibilités de la machine. Ce n'est pas le cas... Ce spin-off est aussi terni par une durée de vie des plus médiocre et une facilité déroutante. Il y a cependant de nombreuses références à la série Dragon Quest, l'ambiance et l'humour omniprésent, qui donnent un petit plus au jeu. Est-ce un jeu réservé aux fans ou aux plus jeunes ? Probablement, oui. Car les autres le trouveront sûrement sans intérêt. |
- Les références à Dragon Quest
- Traduction anglaise très réussie
- Un jeu rafraîchissant |
- L'incroyable facilité
- Une durée de vie médiocre
- Ennuyeux à la longue |
11/20
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