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Xenogears
Développeur : Squaresoft
Editeur : Squaresoft
Support : PlayStation
Genre : RPG
Date de sortie :
- Japon : 11 février 1998
- Amérique du Nord : 30 septembre 1998
- Europe : indisponible
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Xenogears…un titre que la plupart des Européens ne connaissent pas… Les chanceux y ayant joué, lui vouent un culte sans borne ! Certains pensent même qu’il est meilleur que Final Fantasy VII ! Quel est ce soft qui n’a jamais foulé le sol du vieux continent et que les RPGistes adulent ? Pourquoi tant de passion pour un jeu qui a bientôt huit ans ? Ce sont des questions auxquelles je vais tenter de répondre dans le test d’un jeu, auquel tout RPGistes se doit d’avoir joué dans sa vie.

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Du génie de Takahashi-sama...
Comment aborder un mythe tel que Xenogears ? En commençant peut-être par son histoire… Le jeu commence dix mille ans avant les évènements de Xeno par une scène d'anime qui nous présente l'Eldridge, un immense vaisseau qui vogue dans l'espace. Celui-ci est en perdition, car il fait face à un problème de taille : quelqu'un est en train de prendre le contrôle de l'appareil et tue toutes les personnes qui tentent de s'enfuir dans les capsules d'évacuation. Le capitaine du vaisseau prend alors la lourde décision d'enclencher le système d'autodestruction. C'est ainsi que l'Eldridge explose dans l'espace et que les débris s'écrasent sur une planète non loin de là.
Sur cette planète, dix mille ans plus tard, l'Empire de Kislev et le Royaume de Aveh se livrent une guerre interminable, tellement interminable que personne ne sait comment elle a commencé. Dans le village de Lahan situé à la frontière des deux pays, vous incarnez Fei Wong Fong, le héros de Xenogears. Celui-ci se voit entraîné dans la plus grande aventure de toute sa vie après l'arrivée de Gears, sorte de robots mobiles, dans le village. Comme vous avez pu le constater, Xenogears immerge le joueur dans une atmosphère de Science-Fiction dès son lancement. C'est d'ailleurs là une des grandes forces du jeu, il réussit à retranscrire toute la magie d'un space-opéra hors norme comme l'a été Star Wars pour le cinéma. A ceci vient s'ajouter le scénario de Xeno… Jamais dans ma vie de joueur, je n'ai vécu une expérience scénaristique aussi intense. Ce jeu possède l'un des scénarios les plus complexes et les plus intéressants qu'il m'ait été donné de voir. On ne compte pas les références à la religion (ce qui a d'ailleurs engendré le fait qu'il ne sorte pas chez nous), au cinéma, à la mythologie antique, à toutes sortes de domaines hétéroclites qui rendent ce jeu unique en son genre et qui en font un must parmi les RPGs. En bref, le scénario de Xeno est l'un des meilleurs qui soient, que ce soit au niveau de la réalisation, des rebondissements, ou encore des personnages. On dit merci à Takahashi-sama qui a inventé tout cet univers, que dis-je ! Une véritable mythologie !

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Une réalisation qui a pris un coup de vieux...
Xenogears est un RPG en full-3D, c'est-à-dire que les décors sont tout en 3D et on peut les faire pivoter à sa guise autour du personnage, ce qui permet de prendre conscience de son environnement rapidement et ainsi d'apprécier correctement les distances. Quant aux personnages, ce sont des sprites 2D tout ce qu'il y a de plus moche, mais bon un jeu n'est jamais parfait. Il faut l'avouer, après huit ans, les personnes qui vont se lancer dans le jeu vont avoir un choc. Le jeu a mal vieilli, et toute personne ayant joué à la PS2, à la Xbox ou encore à la Xbox 360 va faire un arrêt cardiaque. Mais bon, c'est quand même mignon tout plein ! Les personnages ont un design accrocheur (la classe de Citan et de Bart quand même ! et je ne vous parle même pas d'Id, l'un des "bad guy" les plus classy de tous les temps…). Quant aux scènes cinématiques, elles sont de deux types : les images de synthèse (un jeu Square sans CG, ce n'est pas un jeu Square !) et les scènes animées. Toutes deux sont très bien réalisées et même si on n'atteint pas un degré de réalisme comme dans FF8, ces scènes sont très agréables à regarder. Les Gears, quant à eux, sont très réussis. Certes on est loin des Gundam de la série éponyme, mais les Gears sont des machines très élégantes, mention spéciale pour celui d'Emeralda et évidemment du Xenogears .
Comme je le disais, bien d'autres options sont possibles en combat. Je vous laisse le plaisir de les découvrir. Sachez quand même que le système de géosphères paraît complexe au premier abord, mais devient presque instinctif après quelques heures (jours ?) de jeu.

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Un gameplay précurseur :
Comme tout bon RPG qui se respecte, Xenogears est composé de phases scénaristiques, de phases d'exploration et de phases de combat. Ces dernières sont décomposées en deux parties : les combats avec les personnages et les combats avec les Gears. Les combats avec les personnages se rapprochent des Final Fantasy notamment au niveau des magies et des objets. C'est au niveau des attaques et coups spéciaux que Xenogears montre son originalité. Ici pas question d'attaque simple, on a affaire à un système de combos vraiment intéressant. Je m'explique : chaque personnage possède des points de combat (4 au début et ils augmentent jusqu'à 7 au cours du jeu), qu'il peut dépenser au cours d'une attaque. La touche triangle correspond à une attaque faible mais précise qui dépense un point de combat. La touche carré donne lieu à une attaque moyenne et moins précise, celle-ci utilise deux points. Quant à la touche croix, elle engendre une attaque puissante mais peu précise et elle nécessite trois points. De fait durant un tour d'attaque, je peux effectuer des combos en agençant correctement mes attaques en fonction des points de combat dont je dispose. Ce système est profond et met en place les germes du système de combat de Chrono Cross, autre titre mythique de Squaresoft. Néanmoins l'apprentissage des compétences est assez limité, car les personnages les apprennent de manière déterminée en montant en niveau. C'est l'un des seuls points faibles du jeu en tout cas.
En ce qui concerne les Gears, le système est ressemblant à ceci près que les points de combat sont remplacés par du fuel et que les améliorations des Gears s'achètent dans les magasins. On notera que les combats en Gears sont bien plus bourrins que ceux avec les personnages. En somme, le gameplay de Xenogears est très bien maîtrisé, et on prend plaisir à éradiquer des soldats et autres robots titanesques.

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De la magnificence de la musique...
Xenogears possède une OST des plus envoûtantes. Toute personne ayant joué au jeu s'est arrêté au moins une fois pour écouter les thèmes musicaux. Parfois discretes, parfois épiques, souvent magnifiques, les musiques jouissent d'une parfaite adéquation à l'action. Les musiques permettent au joueur de ressentir les émotions des personnages et participent à l'intensité de l'action. De même, les thèmes principaux créent une ambiance générale qui contribue à la création d'un univers du type space-opéra.
Parce que tout jeu n'est pas exempt de défauts...
Eh oui ! Xenogears n'est pas le jeu parfait malheureusement et ce d'une part à cause du fait qu'il n'est sorti « que » sur Playstation et à cause du fait qu'il a été tronqué pour pouvoir être fini dans les temps. En effet, le jeu est divisé en deux CD. Mais le deuxième est bien plus court que le premier et cela se ressent au niveau du scénario, qui se retrouve précipité vers la fin. En effet, le deuxième CD est raconté en partie sous forme de flash-back, et donne l'impression au joueur que le jeu a été tronqué (ce qui est en effet le cas...). Dommage. A cela viennent s'ajouter quelques phases de plate-forme hasardeuses notamment au niveau de la tour de Babel. Enfin, malgré une durée de vie conséquente, on regrettera le manque de quêtes annexes

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Comment résumer l'expérience qu'est Xenogears ? Il s'agit sûrement de l'un des meilleurs RPGs de la Playstation. Si un jour vous avez la possibilité d'y jouer, n'hésitez pas une seconde ! Mais je tiens à préciser que Xenogears n'est qu'une partie de l'univers que Takahashi a créé. En effet, à l'instar de Star Wars, le jeu est en fait le cinquième épisode d'une double trilogie. On apprend ce fait dans le Perfect Work, art book officiel de Xenogears. Depuis ce soft, Takahashi a quitté Square et travaille sur sa Saga, d'où son nom : Xenosaga. Pour ceux qui veulent continuer l'expérience, Xenosaga II : Jenseit Gute und Böse est sorti en France en novembre dernier.
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- Scénario et ambiance extraordinaires
- Durée de vie correcte
- Gameplay interessant |
- Graphismes dépassés
- Bon niveau en anglais requis
- Assez linéaire |
19/20 |